Sainte-Maxime : la gueule de bois

Var-Matin (Fréjus / Saint-Raphaël) - - L’info Du Jour - Ch. C.

Au len­de­main de la dé­crue, de la dé­cou­verte des in­croyables dé­gâts dans les quar­tiers tou­chés et de la dé­cou­verte des corps des deux per­sonnes dé­cé­dées dans leur voi­ture em­por­tée par les flots, Sain­teMaxime s’est ré­veillée avec la gueule de bois hier ma­tin. Ce n’était donc pas un cau­che­mar et il va fal­loir dé­sor­mais vivre avec ce sou­ve­nir d’une crue ex­cep­tion­nelle et meur­trière. Mais avant ce­la, l’heure était au grand net­toyage hier ma­tin, chez les par­ti­cu­liers, dans les ap­par­te­ments, les mai­sons, les jar­dins, les ga­rages, les en­tre­prises, et sur les es­paces pu­blics. Avec éner­gie et presque fré­né­sie tout le monde s’y est mis. Dans un très long tour de ville le maire, Vincent Mo­risse, très mar­qué, est al­lé à la ren­contre des ha­bi­tants tou­chés, pour ré­con­for­ter et ex­pli­quer. Pour jus­ti­fier aus­si l’im­puis­sance de la force pu­blique et du monde en­tier face à des crues cen­ten­nales. Le lit de la Ga­ron­nette est taillé pour 30 m3 se­condes ; mer­cre­di soir il a du en ab­sor­ber le double. Dans toutes les têtes de­meu­rait aus­si le drame des deux per­sonnes em­por­tées, avec une ques­tion en boucle : com­ment ce­la-t-il pu ar­ri­ver ? Le té­moi­gnage de la fille de la vic­time, à lire ci-des­sous, per­met d’en sa­voir un peu plus. La bas­cule du vé­hi­cule dans la ri­vière s’est faite au bout de l’im­passe des Ga­la­pa­gos.

(DR)

Em­bar­qués sur la ve­dette de la gen­dar­me­rie, les plon­geurs ont re­pé­ré hier trois des quatre autres vé­hi­cules qui ont été char­riés jus­qu’à la mer par la Ga­ron­nette.

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