Gare au tou­risme mé­di­cal !

Var-Matin (Fréjus / Saint-Raphaël) - - Est-Var -

Tous les sa­me­dis, Var-ma­tin ouvre ses co­lonnes à UFC-Que Choi­sir. Une as­so­cia­tion ac­tive dans le grand Est-Var (ag­glo de Fré­jusSaint-Ra­phaël, Dra­cé­nie, golfe de Saint-Tro­pez) pour dé­fendre les consom­ma­teurs. Une fois par se­maine, elle nous fait part d’une dif­fi­cul­té d’un de ses adhé­rents ou d’un su­jet trai­tant des obs­tacles des lois.

Notre adhé­rente Mme C. sol­li­cite un avis concer­nant la pose de cou­ronnes dans le cadre d’une re­cons­truc­tion es­ti­mée entre   et   € en France, alors qu’une so­cié­té spé­cia­li­sée dans l’or­ga­ni­sa­tion de sé­jours dans les cli­niques den­taires en Es­pagne pro­pose un prix in­fé­rieur à  €. Nous lui in­di­quons que les soins réa­li­sés dans l’es­pace éco­no­mique eu­ro­péen sont rem­bour­sés par la Sé­cu­ri­té so­ciale fran­çaise sur la même base que le se­raient les soins équi­va­lents pra­ti­qués en France. Les as­su­rances com­plé­men­taires san­té ap­pliquent les mêmes règles... en gé­né­ral. Nous l’in­vi­tons ce­pen­dant, pour évi­ter toute mau­vaise sur­prise, à prendre contact avec sa mu­tuelle pour s’en as­su­rer. Nous lui in­di­quons que les as­su­rances des cartes ban­caires ne couvrent pas gé­né­ra­le­ment les soins en­ga­gés à l’étran­ger de fa­çon vo­lon­taire.

La ré­gle­men­ta­tion Les prin­cipes de la libre cir­cu­la­tion des per­sonnes et de la co­opé­ra­tion en ma­tière des soins de san­té entre les états membres de l’UE/EEE et Suisse ga­ran­tissent ef­fec­ti­ve­ment la mo­bi­li­té des pa­tients. Les soins ou trai­te­ments que vous en­vi­sa­gez dans un autre pays de l’UE/EEE ou Suisse doivent faire par­tie des pres­ta­tions aux­quelles vous avez droit en France. Si­non, il n’y a pas de prise en charge pos­sible. De plus, une au­to­ri­sa­tion préa­lable de votre caisse d’As­su­ran­ce­ma­la­die est né­ces­saire dans cer­tains cas pour bé­né­fi­cier d’une prise en charge, soit parce que les soins en­vi­sa­gés sont des « soins pro­gram­més qua­li­fiés de lourds », soit parce que dans la ré­gle­men­ta­tion fran­çaise de Sé­cu­ri­té so­ciale, leur rem­bour­se­ment, est sou­mis à la pro­cé­dure de l’ac­cord préa­lable, qu’ils soient réa­li­sés en France ou dans un autre État de l’UE/EEE ou en Suisse. Les soins ur­gents qui vous sont dis­pen­sés au cours d’un sé­jour tem­po­raire dans un autre État membre de l’UE/EEE ou en Suisse sont cou­verts par la carte eu­ro­péenne d’as­su­rance-ma­la­die (CEAM) et ne né­ces­sitent pas d’au­to­ri­sa­tion.

Les avan­tages du tou­risme mé­di­cal chez les pa­tients Le tou­risme de san­té est une so­lu­tion qui avan­tage sur­tout les ma­lades. En ef­fet, des cli­niques étran­gères as­surent des in­ter­ven­tions à des pa­tients in­ter­na­tio­naux. Le suc­cès de cette pra­tique est dû à la qua­li­té des soins ou une bonne ré­pu­ta­tion et au prix ré­duit des opé­ra­tions.

Notre conseil De­man­dez ce­pen­dant à l’éta­blis­se­ment un contrat sti­pu­lant les com­pé­tences du chi­rur­gien, la na­ture des actes réa­li­sés, les condi­tions de sui­vi post­opé­ra­toire et de prise en charge d’éven­tuelles com­pli­ca­tions. En plus des op­por­tu­ni­tés éco­no­miques, le tou­riste hos­pi­ta­lier peut éga­le­ment pro­fi­ter du dé­pay­se­ment grâce à des cir­cuits tou­ris­tiques. Le pack de ces offres in­clut par­fois les ac­ti­vi­tés tou­ris­tiques en plus du billet d’avion, du prix de l’hô­tel et de l’in­ter­ven­tion. En op­tant pour le tou­risme de san­té, le client n’a plus de pro­blème de liste d’at­tente et dis­pose d’un large choix de pres­ta­tions et de pays à dé­cou­vrir.

Les in­con­vé­nients du tou­risme de san­té Mal­gré tous ces atouts, le tou­risme de san­té pré­sente cer­tains dé­fauts. Cette ac­ti­vi­té peut être en­ta­chée par le tra­fic d’or­gane dans cer­tains pays. Les pa­tients doivent en­du­rer le dé­pla­ce­ment en avion qui peut par­fois du­rer plus de dix heures. Ce­la peut po­ser des pro­blèmes chez les pa­tients qui viennent de su­bir une lourde in­ter­ven­tion chi­rur­gi­cale. Des opé­ra­tions telles que la chi­rur­gie es­thé­tique et les im­plants den­taires doivent avoir un sui­vi post­opé­ra­toire : ne vous en­ga­gez pas à la lé­gère.

Bon à sa­voir En France, les agences de voyage n’ont pas le droit de vendre des pres­ta­tions mé­di­cales, in­cluant des actes chi­rur­gi­caux parce qu’elles ne dis­posent pas d’as­su­rance en res­pon­sa­bi­li­té ci­vile en cas de com­pli­ca­tions. Seule la vente de ther­ma­lisme ou de tha­las­so­thé­ra­pie est au­to­ri­sée. Les offres sur In­ter­net sont donc pro­po­sées par des agences étran­gères, ou par des en­tre­prises fran­çaises qui ne sont pas des agences de voyage. Pru­dence : ces so­cié­tés n’offrent en gé­né­ral au­cune ga­ran­tie quant à la qua­li­té des pres­ta­tions mé­di­cales du pays et au sui­vi post­opé­ra­toire.

UFC Que Choi­sir ac­cueille les consom­ma­teurs, tous les jours du lun­di au jeu­di de h à  h  dans les lo­caux si­tués à la base na­ture -  bou­le­vard de la Mer à Fréjus, ..... Ain­si que les et jeu­di de chaque mois de  h à  h, à l’an­tenne de Dra­gui­gnan, , rue de l’Ob­ser­vance, ..... Sur le Net: http/ufc-que­choi­sir­var-est.org.

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