Dans le ves­tiaire avec… Mal­lau­ry Ka­lach­ni­koff

Cinq ans après avoir re­joint le club ra­phaë­lois, Mal­lau­ry Ka­lach­ni­koff est dé­jà un grand nom du kick-boxing et pos­sède un pal­ma­rès in­croyable qu’elle sou­haite en­core étof­fer

Var-Matin (Fréjus / Saint-Raphaël) - - Saint-Raphaël | Sports - Pro­pos re­cueillis par Alexandre De­me­sy Pho­to : Phi­lippe Ar­nas­san

TVous êtes ve­nue à Saint-Ra­phaël pour le club ou d’autres mo­tifs ? Non, je suis vrai­ment ve­nue ici pour le club. Il y avait Amel Deh­by et j’étais fan d’elle. Ce­la a chan­gé beau­coup de choses pour moi de ve­nir ici. Il y a plus d’en­traî­ne­ments et beau­coup plus de sui­vi.

Et main­te­nant vous tra­vaillez en­semble dans le même club… Oui, c’est un plus. J’ai tout fait pour réa­li­ser mon rêve, elle m’a pous­sée à m’en­traî­ner. On tra­vaille et on s’en­traîne en­semble.

Quels sont les ob­jec­tifs de cette an­née ? Comme je dis à chaque fois, je n’ai pas d’ob­jec­tif pré­cis. Je veux juste faire le maxi­mum de ce que je pour­rais faire cette an­née. Il va y avoir un com­bat en Chine (in­ter­view réa­li­sée avant le com­bat ndlr) ? Oui, le  oc­tobre. C’est un gros ga­la où je vais boxer de­vant   per­sonnes. Ce­la n’a rien à voir avec ce que l’on a nous. Ce se­ra la pre­mière fois que je boxe de­vant au­tant de monde, mais il n’y a pas d’ap­pré­hen­sion car c’est à l’étran­ger et je connais per­sonne donc je m’en fiche.Ce se­ra face à une Chi­noise et ce se­ra un gros com­bat.

Quel est prin­ci­pa­le­ment votre pal­ma­rès ? J’ai été cham­pionne du monde ju­nior. En pro­fes­sion­nelle, j’ai été cham­pionne de France et d’Eu­rope en . Cette an­née, j’ai réus­si à être cham­pionne du monde. J’ai sui­vi tout le par­cours des ju­niors au pro­fes­sion­nel.

C’est un gros chan­ge­ment le pas­sage en pro­fes­sion­nel ? Oui, c’est un gros chan­ge­ment dans une car­rière. Il y a plus d’en­traî­ne­ments puis le style de com­bat n’est pas le même. C’est du haut ni­veau.

Le titre de cham­pionne d’Eu­rope était à SaintRa­phaël… Oui, lors du Bat­tle of SaintRa­phaël, on a plus de pres­sion quand on com­bat chez soi. C’est pour nous l’évé­ne­ment de l’an­née.

Quand on est cham­pionne du monde à  ans, c’est dur de vi­ser mieux ? C’est bien, mais il y a tou­jours mieux. Il y a le « Glo­ry » (ga­la de kick-boxing) et d’autres titres de cham­pionnes du monde contre d’autres ad­ver­saires. Il y a en­core plein de choses à faire. C’est un rêve de rem­por­ter le «Glo­ry»? C’est plus ce que c’était. Et il n’y a qu’une seule ca­té­go­rie, c’est les moins de  kg. Je suis en  kg, ce n’est pas pos­sible pour moi de des­cendre à  kg.

Quel bi­lan ti­rez-vous de cette an­née ? Po­si­tif, j’ai eu de bonnes dé­faites qui m’ont ai­dée. Après une dé­faite, je trouve que je me suis plus en­traî­née. On ap­prend dans les dé­faites.

Quel est votre meilleur sou­ve­nir ? C’était à la Fight night de SaintT­ro­pez.

Ba­dri Rouabhia son en­traî­neur in­ter­vient: J’ai une anec­dote. Elle ne de­vait pas être sé­lec­tion­née lors des championnats du monde ju­nior. C’est comme mon pa­pa, il est tou­jours là pour ai­der que ce soit dans la boxe ou dans la vie de tous les jours.

Quels sont vos points forts ? En an­glaise, c’est le cro­chet du

gauche.

Sur quoi de­vez-vous en­core tra­vailler ? Sur la confiance en moi et je dois être éga­le­ment plus agres­sive.

C’est com­pli­qué d’al­lier le kick­boxing et de tra­vailler à cô­té ? Non, je suis ani­ma­trice dans une école et des centres aé­rés, j’ai des ho­raires amé­na­gés, qui me per­mettent de m’en­traî­ner.

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