«La dette aug­mente de fa­çon ver­ti­gi­neuse»

Jean-Paul Jam­bon, fon­da­tion Ab­bé Pierre

Var-Matin (Fréjus / Saint-Raphaël) - - Var -

Quel est le type de foyer concer­né par les ex­pul­sions ? Ce sont des fa­milles qui se sé­parent, des re­trai­tés qui n’ont plus les res­sources pour payer leur loyer, des fa­milles mo­no­pa­ren­tales… Les impayés de loyers sont la dé­cli­nai­son de l’aug­men­ta­tion de la pau­vre­té.

On parle de cercle vi­cieux. Les gens res­tent dans leur coin, laissent fi­ler. Il ne faut sur­tout pas se mettre la tête dans le sable, ne pas se lais­ser en­ter­rer. Au bout de trois mois, ce­la de­vient ca­tas­tro­phique. Les al­lo­ca­tions logement sont sus­pen­dues et alors, la dette aug­mente de fa­çon ver­ti­gi­neuse.

Quels sont les mon­tants des dettes lo­ca­tives ? Nous connais­sons des dos­siers de   eu­ros à   eu­ros… Des gens sont là par­fois de­puis très long­temps, dans des si­tua­tions de conflits avec leur pro­prié­taire.

Peut-il y avoir de bonnes rai­sons de ne pas payer son loyer ? Sur­tout, ne blo­quez ja­mais vos loyers. N’ar­rê­tez pas de payer. Le lo­ca­taire se met hors les clous et se dis­qua­li­fie. Les loyers ver­sés sur un compte blo­qué à la Banque de France ? C’est fake news : il faut d’abord pas­ser par un tri­bu­nal d’ins­tance qui re­con­naî­trait votre bon droit à le faire.

Quel est votre con­seil ? Mo­bi­li­sez-vous pour al­ler voir des as­sis­tantes so­ciales, des as­so­cia­tions dont la nôtre. Il y a aus­si l’Adil [Agence dé­par­te­men­tale d’in­for­ma­tion au logement]. L’UPV [Union pa­tro­nale du Var] a un ser­vice so­cial pour les sa­la­riés… Tout ce qui peut exis­ter, pour se faire ai­der.

La fon­da­tion Ab­bé Pierre a ou­vert une pla­te­forme Al­lô pré­ven­tion ex­pul­sion, au 0810.001.505.

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