Le mal est pro­fond...

Seul, le dé­fi phy­sique ne suf­fit plus. Les Tou­lon­nais l’ont ap­pris hier à leurs dé­pens en se cas­sant le nez sur la dé­fense ro­che­laise. Mais où est l’ins­pi­ra­tion ?

Var-Matin (Fréjus / Saint-Raphaël) - - Sports - RA­PHAËL COIFFIER

On ne va pas faire notre Gé­rard Langue de Pute, mais hier, Tou­lon a tou­ché le fond. Presque tour­né le dos au jeu, s’il n’y avait pas eu l’en­ga­ge­ment. En ce­rise sur le ca­deau em­poi­son­né... En­ga­ge­ment évi­tant aux Tou­lon­nais de pas­ser pour des gui­gnols. Bat­tus une cin­quième fois d’af­fi­lée cette sai­son, dont trois à Mayol... Hal­lo­ween a donc été fê­té en avance. Et à voir les têtes d’en­ter­re­ment de cha­cun, nul doute que le mal est pro­fond.

Pas plus épais qu’une ci­velle...

Sa ma­jes­té Sé­bas­tien Cha­bal, le meilleur « ami » du RCT de confes­ser, sur le pla­teau de Ca­nal + : « Rien ne marche. Ça ne prend pas. Peu­têtre que le sys­tème Col­la­zo ne convient pas aux joueurs... » Les ré­sul­tats, à ce jour, lui donnent rai­son. Les pres­ta­tions éga­le­ment. Noyées dans l’aqua­rium des dés­illu­sions. Comme ra­re­ment sur la rade. Car le conte­nu n’est pas plus épais qu’une ci­velle ! Certes, il y a des bles­sés en cas­cade. Mais ailleurs aus­si. Certes, le ma­na­ger ose en­voyer au feu des jeunes pousses. Mais ailleurs aus­si. Certes, il faut par­fois lais­ser du temps au temps. Mais à ce rythme, le châ­teau de cartes risque fort de s’écrou­ler... Pour­tant, les Tou­lon­nais es­saient d’y mettre la tête et les jambes. Bas­ta­reaud - es­sen­tiel­le­ment en se­conde pé­riode - a ra­meu­té ses chiens. Fe­ki­toa s’est dé­mul­ti­plié. La re­crue en deuxième ligne, Brian Alai­nu’uese, a ap­por­té son im­pact. Seule­ment, c’est lar­ge­ment in­suf­fi­sant pour évi­ter les em­brouilles... Le RCT se contente du dé­fi phy­sique. Peine à ali­gner trois passes. A li­bé­rer ses ailes. En gros, son sché­ma est li­sible. Pré­vi­sible. Les Ro­che­lais n’ont d’ailleurs pas eu be­soin d’une car­to­man­cienne pour le dé­chif­frer. Pire, avec da­van­tage de réa­lisme, ils au­raient même pu avoir la peau de l’ours dès la pre­mière mi-temps. On les re­mer­cie­ra d’avoir en­tre­te­nu es­poir et sus­pense... Las, au­jourd’hui le RCT est bar­ra­giste. Aux portes de la Pro D2 pour les plus pes­si­mistes. D’au­tant que, match après match, le scé­na­rio se ré­pète. Sans la moindre pro­gres­sion...

Bien peu de pro­gres­sion

Hier en­core l’ins­pi­ra­tion n’était pas de la par­tie. La confiance en berne n’y est cer­tai­ne­ment pas étran­gère. Car la vo­lon­té de bien faire est pal­pable. Mais le jeu ne suit pas... Le pré­sident Boud­jel­lal ne nie pas l’évi­dence. Qu’à ce­la ne tienne, il per­siste et signe en fa­veur de son coach. Coach qui a ali­gné, dans un match dé­jà ca­pi­tal, deux mi­nots en 9 et en 8. Un ar­rière en manque de re­pères. Ou en­core un ou­vreur en quête d’une muse. Bref, peu d’ex­pé­rience pour un bras de fer sous pres­sion... Mais c’est lui le pa­tron et il a dé­jà ju­ré qu’il mour­rait avec ses idées. On lui sou­haite tout le contraire : vivre avec des idées sources de ré­sul­tats. Tou­lon n’en de­mande pas da­van­tage...

(Pho­tos Va­lé­rie Le Parc et Luc Bou­tria)

Le RCT a chu­té et s’en­fonce avec un jeu sté­réo­ty­pé.

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