Noms de rues : l’hom­mage ren­du à trois Ro­que­bru­nois

La Ville vient de don­ner à trois es­paces pu­blics les noms de Ro­que­bru­nois qui ont mar­qué l’his­toire de la com­mune. Qui étaient An­dré Mar­tin, Emile Bresc et le Dr Jean Lan­dréat ?

Var-Matin (Fréjus / Saint-Raphaël) - - Front Page - B. M.

La com­mune vient de do­ter trois de ses es­paces pu­blics de noms hau­te­ment sym­bo­liques de la com­mune : le pas­sage An­dré-Mar­tin, la place de la Li­ber­té Emile-Bresc, la Mai­son du pa­tri­moine Doc­teur-Jean-Lan­dréat. Pour le maire, Jean-Paul Ol­li­vier, il est es­sen­tiel que cer­tains sites soient ain­si des lieux de mé­moire ren­dant hom­mage à des per­son­na­li­tés qui ont mar­quées l’his­toire de Ro­que­brune. An­dré Mar­tin, Emile Bresc et le Dr Jean Lan­dréat, tous trois nés au dé­but au XXe siècle, ont en ef­fet, par leur en­ga­ge­ment pro­fes­sion­nel et de ci­toyen, pro­fon­dé­ment mar­qué la com­mune et lais­sé une em­preinte in­dé­lé­bile dans la mé­moire lo­cale.

An­dré Mar­tin

Né en 1907 dans le vil­lage, An­dré Mar­tin était à la fois fer­ron­nier d’art et ga­ra­giste, pro­prié­taire ave­nue Ga­briel Pé­ri du pre­mier ga­rage do­té d’une pompe à es­sence tra­di­tion­nelle. Lors de la Se­conde Guerre mon­diale, il a aus­si été un fervent sou­tien des ré­sis­tants lo­caux. Comme ar­tiste, il a réa­li­sé la fer­ron­ne­rie lors de la ré­fec­tion du mo­nas­tère Notre-Dame de Pi­tié, dont l’em­blé­ma­tique por­tail du choeur de la cha­pelle. Il em­prun­tait ré­gu­liè­re­ment le pas­sage qui porte au­jourd’hui son nom pour se rendre dans son jar­din.

Emile Bresc

Ce Ro­que­bru­nois, né en 1904, a mar­qué à tout ja­mais l’his­toire du dé­bar­que­ment en Pro­vence. Em­bar­qué le 12 août 1944 sur un na­vire amé­ri­cain, il de­vient l’un des guides des troupes du 180e ré­gi­ment d’in­fan­te­rie US, le Thun­der­bird. Il a fait par­tie de la pre­mière pé­niche qui ac­cos­ta le 15 août sur la plage de l’hô­tel La Ré­si­dence

aux Is­sambres. Il ren­tra deux jours plus tard, le pre­mier, dans Ro­que­brune tout juste li­bé­ré sous l’uni­forme de l’ar­mée amé­ri­caine, avant de pas­ser comme li­bé­ra­teur

au Muy, Vi­dau­ban, Car­cès… « Il était un com­bat­tant de la li­ber­té. Il est donc juste que cette place de la Li­ber­té porte son nom. La mai­son fa­mi­liale est si­tuée seule­ment à quelques pas d’ici. C’est un très bel hom­mage, » ajoute son fils Hen­ri.

Dr Jean Lan­dréat

Né en Seine-Maritime, le mé­de­cin ins­talle son ca­bi­net à Ro­que­brune au dé­but des an­nées 1950 et ne le quitte qu’en 1989, lors­qu’il prend sa re­traite à 67 ans. Pas­sion­né de pa­tri­moine, le Dr Jean Lan­dréat s’in­ves­tit en­suite plei­ne­ment dans la dé­fense du pa­tri­moine lo­cal, entre autre en tant que pré­sident du Co­mi­té des sites de Ro­que­brune. Il a été l’un des ins­ti­ga­teurs des fouilles ar­chéo­lo­giques des grottes de la Bou­ve­rie et a par­ti­ci­pé au clas­se­ment du Ro­cher en 1989. Il est co-au­teur de plu­sieurs ou­vrages d’his­toire sur la com­mune et ini­tia­teur de la Mai­son du pa­tri­moine qui lui est dé­diée.

Ci-des­sus : la fa­mille Bresc presque au com­plet. A droite : Fran­çoise, fille du Dr Lan­dreat. Au centre : le pas­sage An­dré-Mar­tin.

(Pho­tos B.M.)

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