Na­tha­lie Boi­leau sur scène : la lionne sort de sa cage

Var-Matin (Grand Toulon) - - Grand Toulon - L. A.

Na­tha­lie Boi­leau pré­sente, ce ven­dre­di, son deuxième one wo­man show sur la scène du Théâtre Le Col­bert. Après un pre­mier spec­tacle in­ti­tu­lé « La Lionne de Bel­fort », joué plus de sept cent fois, elle re­vient cette fois-ci avec une nou­velle his­toire aux ac­cents tou­jours fé­mi­nins, mais en au­cun cas fé­mi­niste. Avant le ren­dez­vous tou­lon­nais de cette fin de se­maine, elle nous « donne tout...sauf la re­cette».

On vous connait grâce à la té­lé­vi­sion et plu­sieurs ap­pa­ri­tions dans di­vers té­lé­films comme Cam­ping Pa­ra­dis ou Sec­tion de re­cherche mais là on vous re­trouve de nou­veau sur les planches... La scène a tou­jours fait par­tie de ma vie. J’ai sui­vi des cours de danse de­puis l’âge de  ans, et si je n’ai pas fait car­rière par la suite, mon spec­tacle est par­se­mé de ges­tuelle et de sen­sua­li­té propre à cet art. Je ne prive d’ailleurs pas de faire le grand écart de­vant le pu­blic, pour le meilleur et pour le rire. Pour ce se­cond « seule en scène », je ra­conte ma vie d’épouse, de mère de fa­mille, d’agent im­mo­bi­lier au fil d’anec­dotes hi­la­rantes mais tou­jours cré­dibles !

Les femmes ont la part belle dans ce spec­tacle, mais les hommes sont aus­si les bien­ve­nus... Ab­so­lu­ment ! Si le ré­cit ex­pose la vie d’une femme et son quo­ti­dien, la gente mas­cu­line est for­cé­ment concer­née par tout ce­la. Les aléas d’une na­na, leur coup de coeur, de blues, font par­tie d’une vie de cé­li­ba­taire ou de couple. En ob­ser­vant au­tour de moi et m’ins­pi­rant d’ex­pé­riences per­son­nelles, je pioche et ra­conte ces res­sen­tis. Le leit­mo­tiv de­meure le di­ver­tis­se­ment donc j’use de l’au­to dé­ri­sion à haute dose et sans au­cune vul­ga­ri­té, pour of­frir des sou­rires aux spec­ta­teurs.

Une dif­fé­rence entre la Na­tha­lie du pe­tit écran et la Na­tha­lie hu­mo­riste ?

Sur le fond au­cune. Sur la forme , ce­la n’a rien à voir. Tout d’abord parce que la scène est sans fi­let. On ne coupe pas, on ne re­prend pas de scène ou de ré­plique. On se confronte en live aux per­sonnes pré­sentes. L’exer­cice est plus in­time, l’échange est di­rect. On per­çoit les rires, on dé­couvre au fil des phrases le res­sen­ti des gens. On est son propre réa­li­sa­teur. Et si je reste une « lionne » au fond de moi, je suis là pour « domp­ter le pu­blic » ! Mon ob­jec­tif est de faire rire et don­ner de l’es­poir. C’est d’ailleurs le meilleur re­mède contre les sou­cis de la vie pas tou­jours fa­ciles à as­su­mer. J’ai une fonc­tion thé­ra­peu­tique, et se­lon cer­tains, mon spec­tacle est rem­bour­sé par la sé­cu­ri­té so­ciale ! Ren­sei­gne­ments : spec­tacle Le Ven­dre­di 16 fé­vrier, En­trée : 19.20 eu­ros Théâtre Le Col­bert 20h30 0494640158, 34 rue Vic­tor Clap­pier 83000 Tou­lon. http://www.na­tha­lie­boi­leau.com

(Pho­to DR)

Na­tha­lie Boi­leau

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.