Les toits vé­gé­ta­li­sés ne sont pas faits pour le Sud sauf à Mo­na­co

Var-Matin (Grand Toulon) - - Le Dossier Du Dimanche -

Les toits vé­gé­ta­li­sés, c’est bon pour l’Is­lande où ils existent de­puis tou­jours. Le froid et l’hu­mi­di­té les fait pros­pé­rer sans beau­coup d’en­tre­tien. Ils s’étalent au som­met des im­meubles à Mo­na­co, où l’ar­gent fait cou­ler l’eau à flots. Beau­coup d’eau – tant qu’il y en a ! – pour que la vé­gé­ta­tion sur­vive plus près du so­leil. C’est l’ex­cep­tion qui confirme la règle! Le Sud n’est pas fait pour ça ! «Le bi­lan des ex­pé­riences de toits ou murs vé­gé­ta­li­sés dans les zones sèches, comme le sud de la France, montre qu’ils sont aban­don­nés très ra­pi­de­ment au bout de trois ou quatre ans, sauf dans les zones ré­si­den­tielles de luxe », sou­ligne Hu­bert Ma­zu­rek, di­rec­teur de re­cherche à l’IRD, Ins­ti­tut de re­cherche pour le dé­ve­lop­pe­ment. L’ar­gu­ment des pro­mo­teurs pour rendre ac­cep­table un im­meuble n’est plus va­lable. Même pen­dant trois ou quatre ans, inu­tile de payer des charges pour son en­tre­tien. Sur les toits, mieux vaut «plan­ter» des pan­neaux so­laires, et gar­der de la place au sol, non pas pour les voi­tures mais pour des es­paces verts et des éo­liennes, pré­co­nise Hu­bert Ma­zu­rek.

(Pho­to J.-F. Ot­to­nel­lo)

Mo­na­co est une ex­cep­tion. Les toits vé­gé­ta­li­sés ré­sistent car le coût pour leur en­tre­tien n’est pas un pro­blème. Ce­pen­dant, «plan­ter» des pan­neaux so­laires est pré­fé­rable.

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