Pour la pre­mière fois, la ba­taille se joue aus­si dans les airs

Var-Matin (Grand Toulon) - - Armistice De 14-18 -

La guerre de 14-18 est la pre­mière dans la­quelle les ba­tailles de­viennent aé­riennes. Les Al­le­mands avaient une su­pé­rio­ri­té dans la tech­nique des di­ri­geables. Par­mi eux, fi­gu­rait Le Dix­mude, qui, après la guerre, fut confis­qué par les Fran­çais et sta­tion­né à la base de Pier­re­feu dans le Var, jus­qu’à son ex­plo­sion en 1923, lors d’une mis­sion en Mé­di­ter­ra­née.

Ob­ser­va­tion et re­con­nais­sance

Les Fran­çais, eux, ont une su­pé­rio­ri­té en ma­tière d’avia­tion. Les avions sont uti­li­sés dès la ba­taille de la Marne, en sep­tembre 1914. Leur rôle es­sen­tiel est l’ob­ser­va­tion et la re­con­nais­sance. Ain­si, lors de cette ba­taille de la Marne, les avia­teurs — dont Au­guste Maï­con – peuvent ana­ly­ser les po­si­tions des en­ne­mis et per­mettent aux Al­liés de prendre l’avan­tage. En 1917, les Al­le­mands pren­dront l’as­cen­dant sur les Fran­çais, au point que le mi­nis­tère de la Guerre ré­or­ga­ni­se­ra la di­rec­tion de l’aé­ro­nau­tique et la confie­ra au gé­né­ral tou­lon­nais Amé­dée Guille­min (lire en pages pré­cé­dentes).

(Pho­to DR)

Le Dix­mude, di­ri­geable al­le­mand confis­qué par l’ar­mée fran­çaise et sta­tion­né à Pier­re­feu,dans le Var, jus­qu’à son ex­plo­sion en . Ici dans le port de Tou­lon, après la guerre.

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