Pa­ris, 1914 : les taxis de la Marne sur le front Est

Var-Matin (Grand Toulon) - - Armistice De 14-18 -

Un mois après le dé­but des conflits, une sé­rie d’af­fron­te­ments va se dé­rou­ler entre le 6 et le 9 sep­tembre 1914, dans la ré­gion ouest de l’Ourcq, au nord de Pa­ris, ac­tuel­le­ment à la li­mite des Hauts-de-France et de l’Îlede-France. Bap­ti­sée «Ba­taille de la Marne », cette of­fen­sive em­blé­ma­tique de la guerre de mou­ve­ment, lais­se­ra en­suite la place, à la guerre des tran­chées et se­ra l’une des plus meur­trières de la guerre.

Ca­pi­tale dé­ser­tée

À cette date, les sol­dats fran­çais ne cessent de re­cu­ler de­vant l’ar­mée al­le­mande, qui se rap­proche de la ca­pi­tale, dé­ser­tée. Des ren­sei­gne­ments montrent que le flanc droit de l’ar­mée al­le­mande est vul­né­rable. Ce qui convainc les gé­né­raux Joffre et Gal­lie­ni ( ils ne sont par en­core ma­ré­chaux) de lan­cer ra­pi­de­ment une contre-at­taque. Les troupes fran­çaises et bri­tan­niques font alors route vers la Marne. Près d’un mil­lion de Fran­coB­ri­tan­niques, dont 3 000 à 5 000 sol­dats ame­nés sur le front par des taxis pa­ri­siens - les cé­lèbres « taxis de la Marne » - et 750 000 Al­le­mands s’af­frontent alors au plus fort de la ba­taille. Les Al­liés pro­gressent ra­pi­de­ment et le 9 sep­tembre, l’ar­mée al­le­mande se re­plie. Le gé­né­ral Joffre an­nonce cette vic­toire. Mais à quel prix : 112 000 morts et dis­pa­rus cô­té fran­co-bri­tan­nique. Sans ou­blier les 83 000 hommes, cô­té Al­le­mand. Deux ans plus tard, les Al­le­mands se­ront dé­fi­ni­ti­ve­ment dé­lo­gés. C’est la deuxième ba­taille de la Marne.

(Pho­to DR)

  morts et dis­pa­rus fran­co-bri­tan­niques.

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