In vi­no ve­ri­tas !

Var-Matin (La Seyne / Sanary) - - Ouest-var - LIMP J. L.

Bien que por­tant le nom d’une des plus an­ciennes AOC na­tio­nales - ob­te­nue en  par un dé­cret si­gné à… Vi­chy par le Ma­ré­chal Pé­tain -, la culture de la vigne est de­ve­nue, au fil des ans, mar­gi­nale à Bandol. Étran­ge­ment aus­si, par­mi les pion­niers qui furent à l’ori­gine de la créa­tion de l’ap­pel­la­tion d’ori­gine, ne fi­gure au­cun Ban­do­lais. Pour­tant, après les froids de  et  qui im­pac­tèrent l’oli­ve­raie, les pay­sans se sont tour­nés vers la vigne qui oc­cu­pe­ra plus d’un tiers de la sur­face com­mu­nale ( hec­tares sur ). « Un mil­lion et de­mi de vignes dé­fer­laient des co­teaux jus­qu’aux pre­mières mai­sons du vil­lage, der­rière l’église, le long du mur du ci­me­tière, sur l’arête des fa­laises qui plongent dans la mer »

La mort de l’im­mor­telle

Peu à peu le pay­san ban­do­lais aban­don­ne­ra les fleurs, les lé­gumes, l’éle­vage, pour s’orien­ter vers une nou­velle ac­ti­vi­té qui de­vien­dra le tou­risme. Grâce au che­min de fer, le tou­riste de santé fra­gile vien­dra res­pi­rer, en hi­ver, le bon air de la baie. Avec les congés payés, la ten­dance s’in­verse et le tou­risme es­ti­val s’ins­talle à son tour sur les plages et, Xa­vier Su­quet, qui fut maire de Bandol, sa­vait me­ner une mai­rie aus­si bien qu’un trac­teur avec lui, toutes les in­fra­struc­tures col­la­té­rales. Les plants de vigne sont rem­pla­cés par les plans im­mo­bi­liers, les poin­tus laissent la place aux coques en plas­tique, la frange lit­to­rale de­vient un hor­rible et en­va­his­sant pad­dock pour les che­vaux… va­peurs. Ce­ci ex­plique en par­tie qu’il ne reste, à ce jour, que quelques ar­pents de vignes ain­si que les vi­gnobles folk­lo­riques d’Ami­gar au pont des Morts, et com­mu­nal du rond-point de l’Eu­rope. Le folk­lore, c’est ce qu’il reste quand on a tout ou­blié ! 1. Dixit Lu­cien Grillon dans l’ou­vrage “Bandol au 19e et dé­but du 20e siècle”

Le “livre ser­vice” com­mu­nal entre en fonc­tion Les “ca­banes à livres” im­plan­tées au square des De­moi­selles et au jar­din des Gou­be­lets ont été inau­gu­rées ven­dre­di, dans le cadre de la Se­maine de la lutte contre l’illettrisme. Outre le maire, Georges Fer­re­ro, en­tou­ré de l’ad­joint aux sports et à la jeu­nesse Fran­ky La­pierre, de nom­breux re­pré­sen­tants as­so­cia­tifs im­pli­qués dans ce pro­jet étaient pré­sents (1). Sans ou­blier deux classes de l’école élé­men­taire An­dré Mal­raux et leurs en­sei­gnantes (CE1-CE2 de Mme Per­sillet et CM2 de Mme Che­va­lier) qui ont contri­bué à ani­mer l’évé­ne­ment au tra­vers de chan­son­nettes et de ré­ci­ta­tions. « Sorte de bibliothèques de rue gé­rées par des bé­né­voles, ces “ca­banes à livres” sont des­ti­nées à am­pli­fier l’ac­tion cultu­relle lo­cale, en com­plé­ment d’une bi­blio­thèque mu­ni­ci­pale dé­jà co­pieu­se­ment acha­lan­dée », a ex­pli­qué le maire. Les ca­banes se­ront donc ac­ces­sibles à tous ; le prin­cipe est simple : per­mettre à tout un cha­cun d’em­prun­ter gra­tui­te­ment un livre, puis de le dé­po­ser plus tard ou de l’échan­ger contre un autre. 1. Fran­cine Sau­men et Da­niel Vi­lain, past-pré­si­dents du Lions club de La Ca­dière d’Azur Sud Sainte-Baume, ac­com­pa­gnés d’une im­por­tante dé­lé­ga­tion, Dominique Cru­chant, pré­si­dente de l’as­so­cia­tion de lutte contre l’anal­pha­bé­tisme Trait d’Union, en­tou­rée de plu­sieurs di­ri­geantes et ap­pre­nantes, Mar­celle Bille­rot, re­pré­sen­tante des Amis des mots, Pierre Oli­va, président de l’Es­pé­ran­to Pro­vence, Co­rinne Pla­ci­di, pré­si­dente de l’Ou­li­vè­lo...

Les en­fants des écoles conviés pour cette inau­gu­ra­tion ont rem­pli la “ca­bane” des pre­miers ou­vrages ac­ces­sibles à tous.

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