La Seyne fête sa e es­cale de pa­que­bot

Hier au môle d’ar­me­ment, l’ar­ri­vée du pa­que­bot So­ve­rei­gn a été cé­lè­brée comme le sym­bole d’un sec­teur éco­no­mique en plein es­sor de­puis 2009. Même si des pro­grès res­tent à ac­com­plir

Var-Matin (La Seyne / Sanary) - - La Une - MA. D. mda­laine@ni­ce­ma­tin.fr

Le pre­mier pa­que­bot à avoir of­fi­ciel­le­ment(1) fait es­cale à La Seyne s’ap­pe­lait le Thom­son Des­ti­ny. C’était le 1er sep­tembre 2009 et 1 500 An­glais et Russes dé­cou­vraient l’exis­tence de la deuxième ville du Var. La­quelle le leur ren­dait bien… « La mai­rie avait dé­pê­ché un bus pour faire la na­vette gra­tuite avec le port, mais il n’a pas été au­to­ri­sé à se ga­rer au pied du ba­teau », écri­vait alors notre jour­na­liste. La rai­son ? « Il ne faut pas faire de concur­rence aux ex­cur­sions ven­dues à bord.» Huit ans plus tard, c’est le So­ve­rei­gn de la Pull­man­tur, fi­liale es­pa­gnole de la Royal Ca­rib­bean In­ter­na­tio­nal, qui s’amar­rait hier au môle d’ar­me­ment. Cette fois, la mu­ni­ci­pa­li­té n’a pas com­mis le moindre im­pair. Une dé­lé­ga­tion d’élus a même ac­com­pa­gné des re­pré­sen­tants de la Chambre de com­merce pour re­mettre au com­man­dant du na­vire deux ou trois pré­sents pro­to­co­laires, et consen­tir quelques ré­duc­tions aux pas­sa­gers. Il faut dire que la ve­nue du So­ve­rei­gn sur nos ri­vages re­vê­tait un ca­rac­tère très sym­bo­lique. Il s’agis­sait en ef­fet de la 500e es­cale d’un pa­que­bot à La Seyne. Et pas la der­nière, d’après Lau­rence Ca­nan­zi. « Certes, le nombre d’es­cales dans la rade a bais­sé en 2017 et bais­se­ra en­core lé­gè­re­ment l’an pro­chain, ex­plique la pré­si­dente du Var Pro­vence Cruise Club. Mais les ar­ma­teurs, qui s’étaient re­po­si­tion­nés dans le Pa­ci­fique pour rai­sons de sé­cu­ri­té, ont dé­jà an­non­cé qu’ils re­vien­dront en Mé­di­ter­ra­née en 2019.» D’ici là, et alors que Tou­lon se­ra proche d’avoir inau­gu­ré son quai de 400 m, La Seyne ne pour­ra tou­te­fois pas faire l’éco­no­mie d’amé­na­ge­ments au­tour de son ter­mi­nal si elle veut bé­né­fi­cier de re­tom­bées pro­por­tion­nelles au nombre de ba­teaux sur le plan d’eau. Car en voyant hier une poi­gnée seule­ment des 2 000 tou­ristes his­pa­niques de­voir, sans per­sonne pour les gui­der, mar­cher 25 mi­nutes en lon­geant les friches pour at­teindre un centre-ville en souf­france, on ima­gine mal ces vi­si­teurs d’un jour être to­ta­le­ment conquis par leur pre­mière vi­site aux Sey­nois. Et ré­ci­pro­que­ment. 1. Avant ce­la il s’agis­sait sur­tout de na­vires dé­rou­tés en rai­son de la mé­téo.

(Pho­tos Pa­trick Blan­chard)

La e es­cale d’un pa­que­bot à La Seyne, alors que  ac­teurs de la croi­sière sont réunis à Tou­lon dans le cadre de l’AG du Med­cruise, a été l’oc­ca­sion pour les re­pré­sen­tants de la Ville et de la Chambre de com­merce d’une pe­tite cé­ré­mo­nie pro­to­co­laire avec le com­man­dant du na­vire et autres cadres de la com­pa­gnie Pull­man­tur.

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