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Var-Matin (La Seyne / Sanary) - - Le Dossier Du Dimanche -

■  : mise en place du sys­tème de la to­lé­rance. ■  : le gou­ver­ne­ment de Vi­chy ac­corde un sta­tut aux te­nan­ciers des mai­sons closes. ■  avril  : la loi Marthe Ri­chard consacre la fer­me­ture des mai­sons de to­lé­rance. ■  : l’ONU adopte la conven­tion pour la « ré­pres­sion de la traite des êtres hu­mains et de l’ex­ploi­ta­tion de la pros­ti­tu­tion d’au­trui ». ■  : le sé­na­teur de la Gi­ronde Jean Du­rand fait une pre­mière de­mande of­fi­cielle de ré­ou­ver­ture des « mai­sons ». ■  : le dé­lit de ra­co­lage est abro­gé et de­vient une contra­ven­tion. ■  : des pros­ti­tuées ob­tiennent la fin du fi­chage po­li­cier. ■  : la loi sur la sé­cu­ri­té in­té­rieure de Sar­ko­zy entre en vi­gueur. Ré­ta­blis­sant le dé­lit de ra­co­lage pu­blic « ac­tif » et « pas­sif ». Vous avez été nom­breux à vous pro­non­cer sur var­ma­tin.com sur la ques­tion « Pour ou contre la ré­ou­ver­ture des mai­sons closes ? » avec des avis fa­vo­rables à  % en pro­ve­nance d’hommes comme de femmes. Voi­ci un ré­su­mé des ar­gu­ments va­rois.

Ma­rie : «Ces éta­blis­se­ments se­raient cor­rec­te­ment ré­per­to­riés, les contrôles sa­ni­taires et so­ciaux se­raient plus simples, ce­la per­met­trait de “ca­drer” cette ac­ti­vi­té pro­fes­sion­nelle, rap­por­te­rait des taxes et im­pôts au Tré­sor pu­blic et des sa­laires et droits va­lables à ces per­sonnes ».

Ge­ne­viève : « L’ou­ver­ture de mai­sons closes pro­tège les pé­ri­pa­té­ti­ciennes de tous les dan­gers de la rue. Mieux en­core, il faut don­ner le sta­tut de tra­vailleuses li­bé­rales à celles qui le dé­si­rent et faire une réelle chasse aux proxé­nètes. »

Da­mien : « Fa­vo­rable, parce qu’il semble que le dur­cis­se­ment de la lé­gis­la­tion sur la pros­ti­tu­tion et le tra­fic illé­gal qui en­toure ce­la n’a pas été dans le bon sens de la ré­sorp­tion, voire de sa dis­pa­ri­tion. Il ap­pa­raît né­ces­saire que les pou­voirs pu­blics en­cadrent mieux ce­la. Ce ne se­ra pas du proxé­né­tisme d’État mais un contrôle ri­gou­reux, au­tant des clients que des pros­ti­tuées(e). »

Jacques : « Je suis pour, afin que la pros­ti­tu­tion soit hors de vue du pu­blic et des en­fants et que les femmes pros­ti­tuées soient en sé­cu­ri­té et puissent avoir une cou­ver­ture ma­la­die. » Un avis par­ta­gé par So­nia qui parle de « meilleur sui­vi mé­di­cal » et de « pro­tec­tion contre tous les dé­tra­qués qui courent les rues le soir ». Quant à Sté­phane, il pense aus­si que « le plus vieux mé­tier du monde conti­nue­ra de s’exer­cer, qu’on le veuille ou non. Il vaut mieux qu’il s’exerce dans des condi­tions de sa­lu­bri­té, sé­cu­ri­té et à l’abri du re­gard des mi­neurs ».

Fré­dé­ric : « Je fais de la li­vrai­son ré­gu­liè­re­ment et je trouve dé­plo­rable de voir ces femmes au bord de la route, no­tam­ment sur la route de Bri­gnoles. Si ces femmes ont dé­ci­dé de vendre leur corps au­tant qu’elles puissent le faire dans de bonnes condi­tions d’hy­giène et de sé­cu­ri­té. Tou­te­fois, at­ten­tion aux dé­rives. Il ne fau­drait pas se re­trou­ver avec des ré­seaux de pros­ti­tu­tion où les femmes se­raient for­cées et contraintes à se pros­ti­tuer pour en­ri­chir des gens peu scru­pu­leux...»

Pierre-Guy : «Il­faut re­gar­der la vé­ri­té en face, c’est un be­soin que les hommes ont de­puis tou­jours, alors pour­quoi ne pas l’as­su­mer comme le font beau­coup de nos voi­sins eu­ro­péens. Al­lez à La Jon­que­ra et consta­tez que la ma­jo­ri­té des clients de ces clubs sont fran­çais...»

Car­me­lo : «La ré­ou­ver­ture des mai­sons closes me semble être le seul moyen de contrô­ler la pros­ti­tu­tion et d’en as­su­rer la pleine sé­cu­ri­té pour celles qui l’exercent. On se tue à vou­loir éra­di­quer l’ac­ti­vi­té tout en sa­chant d’une part qu’on n’y par­vien­dra pas et d’autre part en pé­na­li­sant les clients tout en lais­sant les me­neurs de ré­seaux à l’abri ! »

Mi­lou : « Dans mon vil­lage de Châ­teau­double, nous al­lons ac­cueillir  mi­grants dans quelques jours. Tous des hommes cé­li­ba­taires “dans la force de l’âge”». Pour ces per­sonnes, le be­soin sexuel est évident. Les plus an­ciens se sou­viennent qu’en terre étran­gère, l’ar­mée se fai­sait suivre par des “BMC” (bor­dels mi­li­taires de cam­pagne). Alors, bien sûr qu’il faut ré­ta­blir les mai­sons closes, et vite. (...) Di­ri­gées par des ci­toyens au-des­sus de tous soup­çons, au ca­sier ju­di­ciaire vierge et pas obli­ga­toi­re­ment is­sus de la po­lice avec contrôle mé­di­cal heb­do­ma­daire des femmes et des hommes. »

Vir­gi­nia : «Je trouve aber­rant et hon­teux pour notre pays d’ou­vrir des mai­sons closes. La Ca­ta­logne est ré­pu­tée pour ce­la, vou­lez-vous vrai­ment que la France res­semble à ça ? Il est pré­fé­rable que toutes ces femmes trouvent un tra­vail conve­nable plu­tôt que d’exer­cer le plus vieux mé­tier du monde qui dé­grade l’image de la femme. »

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