JOUR­NÉE, BE­SAN­ÇON - TOU­LON/SAINT-CYR) Eden, de re­tour dans son jar­din

Après un in­ter­lude d’une sai­son à Bouillargues, en D2, Eden Ju­lien est re­ve­nue chez elle, à Tou­lon/Saint-Cyr. Dans l’ombre de Siraba Dem­bé­lé, elle s’épa­nouit et at­tend son heure Be­san­çon, ce mo­dèle

Var-Matin (La Seyne / Sanary) - - Sports - V. W. VINCENT WATTECAMPS

Les sai­sons passent, et Be­san­çon reste tou­jours au som­met. Mal­gré des moyens en de­çà de ceux de Metz ou Brest, peu de noms clin­quants (La­ra Gon­za­lez, Lind­say Bur­let, Aïs­sa­tou Kouya­té) mais un jeu col­lec­tif lé­ché qui lui per­met de s’in­vi­ter ré­gu­liè­re­ment dans le top 4. Un mo­dèle du genre, dont on ai­me­rait se rap­pro­cher à Tou­lon/Saint-Cyr. Mais un mo­dèle qu’il fau­dra faire va­ciller le temps d’une ren­contre. Car si le TSCV sou­haite pas­ser la trêve in­ter­na­tio­nale au chaud (il lui res­te­ra un match à jouer, face à Brest mer­cre­di 7 no­vembre), il se­rait de bon aloi d’al­ler s’im­po­ser ce soir dans le Doubs. Ce qu’il n’ar­rive plus à faire de­puis huit ans et un suc­cès 37-28 (le 14 jan­vier 2011). Et que seul Pa­ris 92 est par­ve­nu à réa­li­ser cette sai­son en cham­pion­nat.

« Mettre de la vi­tesse dans notre jeu »

« Ce se­ra dur, c’est cer­tain, concède San­dor Rac. D’au­tant plus que nous comp­tons beau­coup de bles­sées (lire ci-contre). Mais nous avons réus­si à ac­cro­cher Nice ou Nantes. Nous sommes ca­pables de faire de même à Be­san­çon. » Pour ce­la, il fau­dra se mon­trer ef­fi­cace de­vant le but, et no­tam­ment à six mètres. Un thème que les Re­Belles

Deux pe­tites mi­nutes à DI­jon, cinq à Nantes, neuf face à Fleu­ry... Des bouts de matches. Des bouts de rêve. Et puis, le 5 oc­tobre der­nier, la réa­li­té. Saisie à bras-le­corps. À Nice, Eden Ju­lien profite du re­tour tar­dif de Siraba Dem­bé­lé (rai­sons per­son­nelles) pour prendre sa chance. Une heure du­rant. Et prou­ver ain­si à San­dor Rac qu’il pour­ra comp­ter sur elle à l’ave­nir. La pe­tite ai­lière gauche de 23 ans, ra­pide comme l’éclair, en­flée comme une ar­ba­lète, n’a pas em­pê­ché ce soir-là la dé­faite de son équipe (27-25). Mais son « per­fect » aux tirs (8/8) a ou­vert une porte dans l’es­prit de son en­traî­neur. « Je ne l’avais pas trop es­sayé en match, car je la connais­sais mal, avoue le coach. Mais elle a été énorme à Nice. C’est bien d’avoir une joueuse comme elle dans l’ef­fec­tif, sur la­quelle on peut comp­ter à coup sûr. » Ce n’est pas pour au­tant que l’en­traî­neur fe­ra ap­pel à elle ce soir à Be­san­çon (20 heures) ou mer­cre­di pro­chain face à Brest. « Aman­da Kolc­zyns­ki et les Bi­son­tines

n’ont per­du qu’un match de­puis le dé­but de sai­son. ont tra­vaillé pen­dant quelques heures en fin de se­maine der­nière. « Il faut mettre plus de vi­tesse dans notre jeu pour dé­sta­bi­li­ser la dé­fense de Be­san­çon. Que les mou­ve­ments s’en­clenchent sans temps mort... » Un peu à la Be­san­çon en somme. Bou­quet Gon­za­lez Fre­con Karl­sen Stang­vic

Ro­bert Kouya­té Kolc­zyns­ki com­pli­qué là-bas. J’ai eu la chance de dé­cou­vrir la D2 et de pro­gres­ser face à des joueuses plus phy­siques qu’en N1, mais l’am­biance n’était fran­che­ment pas bonne. J’ai donc pro­po­sé mes ser­vices à Tou­lon, en me di­sant que s’ils re­fu­saient, j’ar­rê­te­rais le hand. » Mais Dominique Blan­chet, qui l’a eue sous ses ordres au centre de for­ma­tion, flaire la bonne af­faire. « C’était une belle op­por­tu­ni­té et pour elle et pour le club, pointe l’ajointe de San­dor Rac. Elle a pris de la ma­tu­ri­té à Bouillargues. Pour moi, avoir à la fois Siraba et Eden, c’est la meilleure com­bi­nai­son pos­sible à l’aile gauche. Oui, elle joue peu. Elle sa­vait à quoi s’at­tendre. Mais entre être prête et le vivre, il y a un gouffre. Elle a une oc­ca­sion face à Nice. Très bien. Mais elle sait qu’elle pour­ra at­tendre plu­sieurs matches avant de re­jouer au­tant. En fait, elle re­part de zé­ro à chaque fois. » Une si­tua­tion qui n’ef­fraie pas l’ai­lière, bien au contraire. « Je suis hy­per contente d’être re­ve­nue. Tra­vailler ne me fait pas peur. Vous sa­vez, pe­tite, sur des pe­tits pa­piers, j’écri­vais que mon rêve était de de­ve­nir hand­bal­leuse pro­fes­sion­nelle. L’être dans cette équipe, avec ces joueuses... Je prends ce qu’il y a à prendre. Je n’ai au­cune frus­tra­tion. C’est même que du po­si­tif. » Et qu’im­porte le nombre de mi­nutes. Eden cro­que­ra dans tout ce qu’il lui se­ra of­fert. À pleines dents. Clas­se­ment:

DF

jour­née

Je prends ce qu’il y a à prendre ”

Pts J G N P D

(Pho­to : GioFab pho­tos sports)

(ici face à Nice)

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.