Su­per ma­man

La Fête des mères est-elle de­ve­nue rin­garde ? Ce n’est pas l’avis de tous ceux qui té­moignent au­jourd’hui dans nos co­lonnes, sur quatre pages spé­ciales.

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Front Page -

De­puis des se­maines les ré­clames, comme l’on di­sait au­tre­fois, pour les fers à re­pas­ser, par­fums et autres idées de ca­deaux nous rap­pellent plu­sieurs fois par jour la Fête des mères. Ce ma­tra­quage pu­bli­ci­taire est, certes, hor­ri­pi­lant. Mal­gré tout, il semble qua­si­ment im­pos­sible de zap­per ce ren­dez-vous, au risque de se faire mal voir. Si cer­tains n’y voient que consu­mé­risme, la plu­part d’entre nous y par­ti­cipe de bon coeur. Alors, que vous soyez pour ou contre, voi­ci quelques ré­ponses aux ques­tions que vous vous po­sez sur la Fête des mères.

1Est-elle une créa­tion du Ma­ré­chal Pé­tain ?

Pas du tout. Les pre­mières traces de cé­lé­bra­tion en l’hon­neur des mères sont pré­sentes dans la Grèce an­tique lors de cé­ré­mo­nies prin­ta­nières en l’hon­neur de Rhéa, ou Cy­bèle, la grande mère des dieux, et no­tam­ment de Zeus. Au XVe siècle, les An­glais fêtent le « mo­the­ring sun­day ». Et en 1908, les États-Unis dé­ve­loppent la fête des mères mo­derne, telle qu’on la connaît de nos jours. En France, le ber­ceau de la Fête des mères est re­ven­di­qué par Ar­tas, un vil­lage d’Isère, où, en 1906, Pros­per Roche, fon­da­teur de l’Union fra­ter­nelle des pères de fa­mille mé­ri­tants dé­ci­da de re­mettre un prix de haut mé­rite ma­ter­nel à deux mères de fa­mille nom­breuse. En 1918, la ville de Lyon cé­lèbre la jour­née des mères en hom­mage à celles qui ont per­du leur fils ou ma­ri pen­dant la pre­mière guerre mon­diale. Le gou­ver­ne­ment of­fi­cia­lise une jour­née des mères en 1929. Pé­tain ne fait qu’ins­crire dans le ca­len­drier, en 1941, une fête qui exis­tait dé­jà sans être fixée à une date pré­cise. La date du der­nier di­manche de mai re­monte à un dé­cret de 1950.

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Est-elle fê­tée par­tout dans le monde ?

Oui, qua­si­ment. Cette fête an­nuelle est cé­lé­brée dans plus d’une cen­taine de pays, de toutes cultures. Si la date va­rie d’un État à l’autre, elle se dé­roule ma­jo­ri­tai­re­ment en mai ou en juin. Quelques va­raiantes existent : la Mon­go­lie l’as­so­cie à la fête des en­fants, le 1er juin; La Thaï­lande et le Cos­ta Ri­ca optent pour le 15 août, jour de l’As­somp­tion, ain­si qu’An­vers (alors que la Bel­gique a choi­si le deuxième di­manche de mai); Les Co­réens ne distinguent pas la fête des mères de celle des pères mais fêtent les pa­rents le 8 mai; Cinq États (Ma­la­wi, Ar­gen­tine, Rus­sie, Pa­na­ma, In­do­né­sie) ont choi­si une date entre oc­tobre et dé­cembre.

3 Faut-il of­frir un ca­deau ?

C’est une fête com­mer­ciale se­lon ses dé­trac­teurs. Cer­tains vont dé­pen­ser des for­tunes, d’autres le mi­ni­mum. Le plus beau des ca­deaux, toutes les ma­mans vous le di­ront, c’est l’amour qu’elle voit dans le re­gard de son en­fant, et pas seule­ment au­jourd’hui!

4 Est-ce le jour J des fleu­ristes ?

As­su­ré­ment ! En 2015, les mé­nages fran­çais ont dé­pen­sé 86,7 mil­lions d’eu­ros pour ache­ter 5,2 mil­lions de vé­gé­taux à l’oc­ca­sion de la Fête des mères ou des pères, d’après les chiffres don­nés par la Fé­dé­ra­tion fran­çaise des ar­ti­sans fleu­ristes. 5

Je n’ai pas en­vie de sou­hai­ter « bonne fête » à ma mère. Suis-je un monstre ?

Cer­taines per­sonnes n’aiment pas les fêtes sur com­mande, comme Noël ou les an­ni­ver­saires. D’autres n’ont pas de lien avec leur mère pour « x » rai­son. Cha­cun fait ce qui a du sens pour lui.

(Pho­to Phi­lippe Ar­nas­san)

Cette fête an­nuelle est cé­lé­brée dans plus d’une cen­taine de pays de toutes cultures.

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