Dans les mo­to­rhomes, un autre en­vers du dé­cor

Ils ac­cueillent des mé­dias, des in­vi­tés, des pi­lotes… Ces bâ­ti­ments sont l’un des points de ren­contre pen­dant le Grand Prix. Même s’il y a plus de monde après les courses que pen­dant

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - En Coulisses - NI­CO­LAS HASSON-FAURÉ nhas­son@ni­ce­ma­tin.fr

Il n’y a presque per­sonne. L’al­lée qui longe les mo­to­rhomes, sé­pa­rée du reste du quai An­toine-Ier par un grillage, est qua­si­ment vide. Il est 11 heures, hier ma­tin, et les es­sais libres viennent de dé­mar­rer. Tout le monde est donc, lo­gi­que­ment, as­sez oc­cu­pé. Les membres des équipes comme les jour­na­listes. Il y en a pour­tant, dans ces belles struc­tures. Celle de Mer­cedes, par exemple. On y dis­tingue plu­sieurs badges verts ou rouges qui per­mettent de cou­vrir le Grand Prix. Ils se sont as­sis au­tour des tables qui font face aux écrans, dans la salle un peu sombre, très cli­ma­ti­sée et fran­che­ment plu­tôt cos­sue. Ici, les es­sais sont sui­vis avec pas mal d’at­ten­tion. En gé­né­ral, les paires d’yeux sont ri­vées sur les té­lé­vi­seurs, des clas­se­ments s’af­fichent sur les écrans des iPad.

In­té­res­sés par la course... ou pas

L’am­biance est très dif­fé­rente chez Re­nault. Ici, il y a moins de mé­dias mais beau­coup plus de membres du team. La ma­chine à ca­fé tourne à plein ré­gime, quelques bruits de vais­selle ré­sonnent dans la salle lu­mi­neuse. Des pe­tits groupes com­plètent le dé­cor, dont les membres jonglent entre la conver­sa­tion et les For­mule 1 en pleine ac­cé­lé­ra­tion sur l’écran. Le cadre et l’am­biance dif­fèrent en­core chez Sa­ha­ra Force In­dia. Avant qu’une hô­tesse ne si­gnale que la salle n’est ou­verte qu’aux in­vi­tés, on a le temps d’aper­ce­voir la pièce. Des dames élé­gantes se sont ins­tal­lées au comp­toir qui donne à l’en­droit un air de bar lounge. Elles ont l’air de faire peu de cas de la course. Juste à cô­té, le mo­to­rhome de Pi­rel­li est, lui, aus­si ou­vert aux jour­na­listes. La marque de pneus joue à fond sur l’am­biance ita­lienne : ma­chine à es­pres­so et tasses « dé à coudre » bien en vue, pâ­tis­se­ries et so­das ty­piques… Vi­si­ble­ment, ce­la a fonc­tion­né : une équipe de Rai Sport s’est ins­tal­lée entre une table et le ca­na­pé. Il n’y a guère plus de monde chez Honda, où trois hommes en cos­tume re­gardent les es­sais en si­lence. Même am­biance du cô­té de Ma­nor Ra­cing ou Haas. Le grand bâ­ti­ment lu­mi­neux de Sau­ber est dé­jà plus rem­pli. Mais moins que chez McLa­ren. Pour le monde, c’est ici, dans le der­nier mo­to­rhome clas­sieux, tout en noir et en gris. Il sem­ble­rait que tous les pro­fils se re­trouvent ici : les vi­sages concen­trés de­vant les iPad, ceux qui suivent la course ou dis­cutent. D’ailleurs, il est dé­jà mi­di. Et l’en­droit se rem­plit. Sur­tout à l’ex­tré­mi­té du quai la plus proche de La Ras­casse. Après les es­sais, des pi­lotes doivent pas­ser par là. D’où la forte concen­tra­tion de mi­cros, d’ob­jec­tifs de ca­mé­ras ou d’ap­pa­reils pho­to. Un pu­blic plu­tôt dense se presse de l’autre cô­té des grillages. Cer­tains sont mon­tés sur des ta­bou­rets pour ten­ter d’aper­ce­voir ce qu’il se passe ici, ap­pa­reil pho­to en mains, d’autres se tiennent aux grilles. La foule qui se tient de­vant leurs yeux s’est lar­ge­ment den­si­fiée, en une pe­tite heure. Et beau­coup de monde converge vers les mo­to­rhomes. Lo­gique : les es­sais du ma­tin sont fi­nis.

(Pho­tos N.H.-F.)

À gauche, le mo­to­rhome McLa­ren est plu­tôt pri­sé, à en ju­ger par l’af­fluence à l’in­té­rieur. À droite, grosse concen­tra­tion mé­dia­tique après les es­sais du ma­tin.

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