Ca­nal + veut res­ter au bord de la piste

La chaîne cryp­tée dé­ploie 25 per­sonnes pour cou­vrir ce Grand Prix. Avec, comme « tour de contrôle », le TV Com­pound, es­pace prio­ri­taire pour le bon tra­vail des équipes té­lé

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Polémique - CE­DRIC VERANY cve­ra­ny@mo­na­co­ma­tin.mc

C’est lui qui a un oeil sur toutes les images. Le di­rec­teur de pro­duc­tion sport de Ca­nal +, Fran­çois-Charles Bi­deaux, est un ha­bi­tué du Grand Prix de Mo­na­co, qu’il a long­temps réa­li­sé pour l’ACM. Pour la chaîne cryp­tée, ce week-end de F1 est, de­puis 2013, un grand dé­fi tech­nique. « C’est le seul Grand Prix où nous re­trans­met­tons toutes les courses. Nous pro­po­sons aux té­lé­spec­ta­teurs un di­manche à Mo­na­co car c’est notre Grand Prix na­tio­nal», com­mente Fran­çois-Charles Bi­deaux qui dé­ploie une équipe de 25 per­sonnes. Et le sup­port tech­nique d’un car-ré­gie avec des bancs de mon­tage pour pré­pa­rer les su­jets cap­tés par les jour­na­listes tout au­tour du cir­cuit.

Un es­pace es­sen­tiel

Leur centre né­vral­gique? Le TV Com­pound, po­si­tion­né sur l’es­pla­nade des Pê­cheurs. Là, qua­torze équipes de té­lé­vi­sions in­ter­na­tio­nales dé­ploient leur ma­té­riel pour cou­vrir au mieux le Grand Prix de Mo­na­co. Et n’en­tendent pas faire au­tre­ment. « Il est es­sen­tiel d’avoir cet es­pace et ses in­fra­struc­tures pour des moyens de pro­duc­tion qui sont lourds. Si au­tant de té­lé­vi­sions viennent pour cou­vrir le Grand Prix, c’est pour être au coeur du dis­po­si­tif», ex­plique Fran­çois-Charles Bi­deaux. À quelques mètres des pad­docks et de la piste, les équipes font le va-et-vient pour dé­char­ger leurs images et re­char­ger leurs bat­te­ries, no­tam­ment dans leurs car-ré­gies. «Tout évé­ne­ment in­ter­na­tio­nal se doit d’avoir ce type d’équi­pe­ment, que l’on re­trouve sur chaque Grand Prix et qui est es­sen­tiel à la bonne marche du tra­vail de la presse. Le Grand Prix de Mo­na­co est un des évé­ne­ments spor­tifs les plus re­gar­dés au monde. Si on veut pré­tendre à ce re­ten­tis­se­ment, il faut res­pec­ter le ca­hier des charges im­po­sé pour cet es­pace, c’est une prio­ri­té», conti­nue le pro­fes­sion­nel de l’image. Qui fait le com­pa­ra­tif avec le foot­ball : « Cer­tains stades sont dis­qua­li­fiés pour ac­cueillir de grandes com­pé­ti­tions s’ils n’ont pas les in­fra­struc­tures adé­quates… » Ima­gi­ner dé­pla­cer le TV Com­pound ne semble pas viable pour les équipes de té­lé­vi­sion en­ga­gées dans la course. No­tam­ment pour Ca­nal +. Qui fi­ni­ra, après la course cet après-mi­di, sur le pla­teau en plein air de l’émis­sion de F1 de la chaîne, For­mu­la One, ins­tal­lé sur la digue Rai­nier-III. Juste au-des­sus de leur car-ré­gie.

(Pho­tos Jean-Fran­çois Ot­to­nel­lo)

Au bout du quai An­toine-Ier, les car-ré­gies des chaînes pré­sentes sta­tionnent sur le TV Com­pound.

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