Le coeur fran­çais n’a pas suf­fi

Dans un match ani­mé et maî­tri­sé, hier à Avi­gnon, les Young Th­ree Lions n’ont lais­sé au­cun es­poir aux Bleuets de Pa­trick Gon­fa­lone. Ils rem­portent le tour­noi pour la cin­quième fois

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Sports - AU­RÉ­LIEN RUESTERHOLZ, À AVI­GNON

De la maî­trise à tous les étages. Ce­la ré­sume as­sez sim­ple­ment l’équipe an­glaise, vic­to­rieuse du Fes­ti­val in­ter­na­tio­nal es­poirs de Tou­lon, hier, grâce à son suc­cès en fi­nale face à l’équipe de France (2-1), à Avi­gnon. Comme leurs glo­rieux aî­nés de 1991 et 1993 (deux fois 1 à 0), les An­glais ne se sont im­po­sés que d’un but contre les Bleuets. Cette an­née, la marge était un peu plus grande mais ne s’est pas tra­duite sur le score. L’ogre bri­tan­nique n’a fait qu’une bou­chée du Pe­tit Pou­cet fran­çais. L’es­poir a du­ré huit mi­nutes, le temps pour Ba­ker d’ins­crire son qua­trième but de la com­pé­ti­tion. D’un sub­til bal­lon piqué du mé­tro­nome WardP­rowse dans le dos de la dé­fense,

Ba­ker est ser­vi dans la sur­face et de­vance Es­cales, lé­gè­re­ment avan­cé (01,8e).« Mon seul re­gret, c’est d’être ren­tré un peu tard dans le match, à l’image du pre­mier but », note le sé­lec­tion­neur Pa­trick Gon­fa­lone.

Sur­saut d’or­gueil

Ses joueurs se ré­veillent après la 20e mi­nute, posent mieux le bal­lon, tentent d’en­voyer du jeu, mais les An­glais sanc­tionnent le moindre écart. Et la messe est dite juste avant la pause, lorsque le meilleur joueur du tour­noi, Lof­tus-Cheek, double la mise d’un nou­veau bal­lon piqué à la suite d’un rush de Red­mond (0-2, 39e). Il n’y avait dé­ci­dé­ment rien à faire pour les Bleuets, mal­gré un sur­saut d’or­gueil au re­tour des vestiaires. Les Bri­tan­niques gèrent la se­conde pé­riode, peut-être un peu trop, et se font peur en fin de match lorsque Dia­kha­by, à la suite d’un ca­fouillage, ré­duit l’écart (1-2, 78e). Mais il est bien trop tard pour ren­ver­ser une si­tua­tion mal en­ga­gée. Gui­ras­sy et ses co­équi­piers ont fait preuve de coeur mais ce­la n’a pas suf­fi. « On n’a pas à rou­gir. L’équipe la plus so­lide l’a em­por­té », conti­nue coach Gon­fa­lone. Ce Crunch re­vient donc aux hommes de sa Ma­jes­té la Reine Eli­sa­beth II. L’Angleterre, bien dé­ci­dée à re­ve­nir sur le de­vant de la scène in­ter­na­tio­nale, n’est pas ve­nue avec de pe­tits moyens, et ça s’est vu. « On a fait un bon tour­noi, ex­plique le sé­lec­tion­neur Ga­reth Sou­th­gate. On a réa­li­sé un match in­tel­li­gent. La fin était un peu stres­sante. Les joueurs se sou­vien­dront toute leur vie d’avoir rem­por­té cette fi­nale. » Les Bri­tan­niques l’em­portent pour la cin­quième fois, après 1990, 1991, 1993 et 1994.

(Pho­to AFP)

Les An­glais se congra­tulent : ils ont bat­tu la France hier en fi­nale.

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