Ça part de là !

A dix jours du dé­but de l’Eu­ro, les Bleus dis­putent leur pre­mier match de pré­pa­ra­tion à Nantes

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Sports - VINCENT MENICHINI

Pour les Bleus, il est temps que ça dé­marre et qu’on le re­parle un peu de foot­ball. Ce soir, à Nantes, la France ne joue pas pour amu­ser la ga­le­rie, mais pour ne pas en­tre­te­nir le flou qui l’en­toure à dix jours de son en­trée en lice contre la Rou­ma­nie. Car, pour l’heure, elle n’a plus l’al­lure d’une na­tion taillée pour le sacre. Elle n’a pas de char­nière type : Kos­ciel­ny et Ra­mi, qui tiennent la corde, n’ont plus joué en­semble de­puis le quart contre l’Es­pagne à l’Eu­ro 2012. Elle ne sait pas si le ge­nou de Las­sa­na Diar­ra ré­sis­te­ra à l’en­chaî­ne­ment des matchs. Il fau­dra éga­le­ment re­don­ner le sou­rire à An­toine Griez­mann, l’homme qui est cen­sé lui ou­vrir la voie d’une troi­sième cou­ronne con­ti­nen­tale.

Contra­rié­tés

En deux se­maines de pré­pa­ra­tion, et dans la li­gnée des af­faires qui ont pol­lué son quo­ti­dien ces der­niers mois (Ben­ze­ma, Val­bue­na, Sa­kho...), Di­dier Des­champs a de nou­veau en­chaî­né les contra­rié­tés. Pêle-mêle, il a per­du son meilleur dé­fen­seur (Va­rane), a été taxé de ra­cisme par Eric Can­to­na, a rem­pla­cé Jé­ré­my Ma­thieu par le bi­zuth Sa­muel Um­ti­ti et ren­voyé les ré­ser­vistes plus tôt que pré­vu. Ima­gi­nez qu’Ha­tem Ben Arfa, dont la cote d’amour est au plus haut, fasse en­core des siennes et qu’il en­flamme La Beau­joire de Nantes... C’était plus que pro­bable au vu de ses états de ser­vice ac­tuels, ce qui a sans doute conduit Des­champs à ré­duire son groupe dès hier ma­tin. “DD” a es­qui­vé une éven­tuelle fronde du peuple, raide dingue de “HBA“, dont cha­cune des sor­ties a été ac­com­pa­gnée d’une im­mense fer­veur. Mal­gré les dis­cours de fa­çade, rien ne tourne vrai­ment dans le bon sens pour la France qui joue­ra son Eu­ro sans son meilleur atout en dé­fense (Va­rane), sans l’un de ses lea­ders cha­ris­ma­tiques (Sa­kho), sans son me­neur de jeu au Mon­dial 2014 (Val­bue­na), sans son meilleur bu­teur en sé­lec­tion (Ben­ze­ma) et sans ce­lui que le pu­blic aime plus que les autres (Ben Arfa). Le ta­bleau n’est pas jo­jo, mais il n’est pas af­freux, non plus. Avant de son­ger à per­cer le coffre-fort rou­main, les Bleus ont deux ren­dez-vous (Ca­me­roun, Ecosse) pour peau­fi­ner la feuille de route.

(Pho­tos AFP)

Sa­gna, Gi­roud et Ra­mi de­vraient dé­mar­rer dans le onze.

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