« De vrais gi­se­ments d’in­for­ma­tions »

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - L'Economie -

À  ans, Pa­trick Val­verde pré­side de­puis quatre an­nées l’in­cu­ba­teur Pa­caEst. Il en ex­plique les te­nants et abou­tis­sants.

Les forces de l’In­cu­ba­teur Pa­ca-Est? C’est l’un des seuls en France à être sur deux ter­ri­toires mé­tro­po­li­tains : Nice et Tou­lon L’ac­com­pa­gne­ment des en­tre­prises in­no­vantes re­pose sur l’ani­ma­tion et la mise en place d’éco­sys­tèmes proches et ef­fi­caces. Le fait d’être sur deux dé­par­te­ments ren­force la ri­chesse et la di­ver­si­té des en­tre­prises que nous ac­com­pa­gnons.

C’est aus­si une vraie force d’em­ploi pour l’éco­no­mie lo­cale… Une en­tre­prise qui naît dans un dis­po­si­tif d’ac­com­pa­gne­ment, comme un in­cu­ba­teur, a  à  % de chance de sur­vie. C’est une sta­tis­tique eu­ro­péenne. Avec l’éco­no­mie tra­di­tion­nelle, il y a un taux de casse beau­coup plus fort. Pour une en­tre­prise in­no­vante, les in­cu­ba­teurs sont de vrais gi­se­ments d’in­for­ma­tions en ma­tière de levées de fonds, d’aides fi­nan­cières pu­bliques ou pri­vées, de par­te­na­riats scien­ti­fiques. L’en­tre­pre­neur gagne ain­si beau­coup de temps et d’ar­gent.

La stra­té­gie? De s’adap­ter au fil du temps. Au dé­but, les in­cu­ba­teurs avaient été créés pour ai­der la créa­tion d’en­tre­prises à par­tir du sa­voir-faire des uni­ver­si­tés. Ça reste va­lable mais c’est un su­jet qui a évo­lué. On parle au­jourd’hui d’ados­se­ment. Au­tre­ment dit, conti­nuer à faire en sorte qu’un por­teur de pro­jets puisse bien connaître les équipes de re­cherches aca­dé­miques au­tour de lui et de faire le maillage. C’est un de nos points forts et l’une des vo­lon­tés de l’in­cu­ba­teur avec, par exemple, l’étroite proxi­mi­té avec l’uni­ver­si­té Côte d’Azur ou celle de Tou­lon. Deuxième stra­té­gie : conser­ver cet as­pect bi­cé­phale pour avoir un éco­sys­tème ou­vert sur deux ter­ri­toires, ce qui le ren­dra plus fort à l’in­ter­na­tio­nal. En­fin, gar­der une ou­ver­ture avec des struc­tures comme le CEEI à Nice et TVT In­no­va­tion à Tou­lon.

Les fai­blesses? Il faut qu’on aug­mente la di­ver­si­té de nos fi­nan­ce­ments. Il est temps aus­si que les en­tre­prises, en par­ti­cu­lier nos grands groupes in­dus­triels, s’im­pliquent plus for­te­ment y com­pris fi­nan­ciè­re­ment dans l’ac­com­pa­gne­ment des jeunes en­tre­prises. Elles consti­tuent, à brève échéance, des par­te­naires ef­fi­caces qui le fe­ront pro­gres­ser et s’adap­ter à l’évo­lu­tion des mar­chés.

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