« La Ré­gion doit prendre en charge la for­ma­tion »

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - L'Economie -

Que pèse l’hô­tel­le­rie-res­tau­ra­tion au­jourd’hui dans l’éco­no­mie de la Ré­gion ? Elle oc­cupe la place au moins de deuxième em­ployeur de la ré­gion. Ça re­pré­sente   em­plois. On pour­rait al­ler bien plus loin si on avait des for­ma­tions et une po­li­tique de for­ma­tion adap­tées à nos mé­tiers.

Que pré­co­ni­sez-vous ? Jus­qu’à pré­sent, on a fait de la for­ma­tion pour la for­ma­tion. Il y a beau­coup d’ins­ti­tuts pri­vés, ou fi­nan­cés par l’État, mais qui ne sont pas adap­tés à l’in­dus­trie du troi­sième mil­lé­naire, c’est-à-dire le tou­risme. Le tou­risme est un ar­ti­sa­nat qui doit être trai­té comme une vé­ri­table in­dus­trie. Laurent Fa­bius avait dit, avant de quit­ter son poste, que le tou­risme était un tré­sor pour la France. Il fau­drait qu’on consacre une ins­ti­tu­tion, c’est d’ailleurs la pro­po­si­tion que nous avons faite à l’équipe Es­tro­si : que la Ré­gion prenne en charge la for­ma­tion. Qu’on ar­rête de dis­tri­buer de l’ar­gent pour de la for­ma­tion qui n’est pas pro­duc­tive.

Une for­ma­tion pu­blique de qua­li­té évi­te­rait ain­si que des postes restent va­cants? On a fait une sai­son  avec plus de   postes dis­po­nibles. Dans nos mé­tiers, c’est aber­rant, alors que des gens sont au chô­mage. Cette sai­son, on a en­core be­soin de postes. On ne trouve pas. On est obli­gé de faire ve­nir des gens d’autres dé­par­te­ments. C’est anor­mal. Il y a ici des gens qui sont au chô­mage, qu’il faut for­mer à tra­vailler dans nos mé­tiers. Nos mé­tiers peuvent at­ti­rer des gens de tous les mi­lieux so­ciaux, y com­pris des adultes. Évi­dem­ment, ce sont des mé­tiers qui ne per­mettent pas de vivre comme tout le monde. Mais, s’il fut un temps où cer­tains pro­fes­sion­nels n’avaient pas un com­por­te­ment de chef d’en­tre­prise, au­jourd’hui les choses ont bien chan­gé. Même au ni­veau so­cial. On a ré­amé­na­gé le temps de tra­vail. On a aug­men­té nos sa­laires jus­te­ment dans le cadre du contrat de des­ti­na­tion. À l’oc­ca­sion de la baisse de la TVA, nous avons né­go­cié avec l’État, qui avait cer­taines exi­gences. Avant, nous n’étions pas sé­duc­teurs dans nos mé­tiers. Au­jourd’hui, nous le sommes. Nous avons be­soin de for­ma­tion. Le manque de com­pé­tences, c’est de la perte de chiffre d’af­faires. Dans nos mé­tiers, si on ne veut pas être au chô­mage, on ne l’est pas.

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