Dans l’agi­ta­tion des stands, deux heures avant le dé­part

Avant que les bo­lides ne fassent chauf­fer la gomme, c’est l’un des en­droits pri­sés pour ob­ser­ver les der­niers ré­glages des écu­ries et peut-être aper­ce­voir quelques

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Monaco Grandprix - THI­BAUT PARAT tpa­rat@ni­ce­ma­tin.fr

Deux heures avant la ba­taille du rail tant at­ten­due, dans l’al­lée des stands dé­trem­pée, on se bous­cule pour aper­ce­voir l’ombre d’un pi­lote, avant qu’il ne fasse chauf­fer la gomme pour de bon. «Il n’y en a pas un seul!», se déses­père le jeune El­liott. Pour ce fan de Le­wis Ha­mil­ton, ve­nu tout droit de Ports­mouth, il fau­dra se conten­ter du ba­rouf des écu­ries. Ici, les mé­ca­nos font ru­gir les pis­to­lets pneu­ma­tiques pour s’en­traî­ner en vue des soixante-dix-huit tours à ve­nir. Là, les in­gé­nieurs, vi­sages fer­més, éla­borent sans doute une stra­té­gie pour contrer la fine pluie qui s’abat sur l’as­phalte de la Prin­ci­pau­té. Et puis, il y a ces di­zaines de ca­mé­ras qui en­chaînent les di­rects pour meu­bler, en at­ten­dant la fu­ria sur la piste. Cet ul­time mo­ment avant la course, c’est aus­si l’oc­ca­sion de tra­quer les people. Ja­mais les der­niers pour se pa­va­ner sur la pit­lane, à quelques mi­nutes du dé­part. Alors, on toise chaque en­trée des stands. À l’af­fût de la moindre agi­ta­tion hys­té­rique. Prêt à mi­trailler la cé­lé­bri­té sous tous les angles. Mais jus­te­ment, rien à se mettre sous la dent. Ça ne se bous­cule pas au por­tillon. On se de­mande alors si les ca­prices de la mé­téo ont re­froi­di nos stars ? Ou bien s’ils ont plié ba­gages en même temps que le Fes­ti­val de Cannes?

Une pre­mière pour To­ny Par­ker

Et puis sou­dain, l’éclair­cie dans la gri­saille. To­ny Par­ker est dans la place. La mé­ga star NBA et idole du basket fran­çais, en va­cances for­cées de­puis son éli­mi­na­tion en playoff, a fait le dé­pla­ce­ment. Veste flo­quée «Re­nault Sport». Sou­rire com­mu­ni­ca­tif. D’un pas franc, il en­jambe la bar­rière de l’antre de Re­nault. Quelques échanges avec le staff tech­nique qui lui met un vo­lant entre les mains. Pas aus­si à l’aise qu’avec la balle orange, le T.P. Tout juste a-t-on le temps de lui ar­ra­cher quelques mots la­co­niques – « C’est mon pre­mier Grand Prix, c’est juste gé­nial» – qu’il file en di­rec­tion de la piste, pour re­joindre son pa­ter­nel. Plus loin, on croi­se­ra même Mi­chel Cymes, pré­sen­ta­teur du Ma­ga­zine de la san­té , en pleine dis­cus­sion avec Thier­ry Bout­sen, an­cien pi­lote fran­co­belge. 13h15. La sé­cu­ri­té des stands nous in­vite gen­ti­ment à dé­guer­pir pour lais­ser la place aux mé­de­cins et autres hommes de l’ombre. Pe­tit à pe­tit, tout se vide. Le calme re­prend ses droits. Les écu­ries sont dans les star­ting-blocks. Au loin, en s’éloi­gnant du centre né­vral­gique du cir­cuit, on en­tend les For­mule 1 ru­gir pour s’ali­gner sur la grille de dé­part. Tout le monde court re­joindre son siège ou sa place dans un spot pri­sé, s’at­ten­dant à de la casse dans le pre­mier vi­rage de Sainte-Dé­vote. Il n’en se­ra rien… à cet en­droit...

(Pho­to Jean-Fran­çois Ot­to­nel­lo)

Dans les stands, les écu­ries pro­cèdent aux der­niers ré­glages sur les For­mule .

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