Em­ma­nuel Ber­trand : les chiffres et le coeur

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - L’info du jour - PRO­POS RECUEILLIS PAR CH­RIS­TOPHE CAÏETTI

Le di­rec­teur de la Mai­son du Tou­risme, Em­ma­nuel Ber­trand, est le grand ar­ti­san du guide « Amu­sez-vous ». Il ex­plique pour­quoi il s’agit d’un ou­til es­sen­tiel pour le dé­ve­lop­pe­ment gé­né­ral du tou­risme dans le Golfe.

« Amu­sez-vous », comment ça a dé­mar­ré ? Il y a sept ans, sur une ini­tia­tive à l’échelle de toutes les cen­trales de ré­ser­va­tions va­roises . On avait dé­ci­dé de mettre en avant les pro­duits de loi­sirs, avec un avan­tage ex­clu­sif.

Est-ce que la pro­gres­sion a été im­mé­diate ? Non, il a fal­lu le temps de lan­cer l’opé­ra­tion. Ça n’a bien mar­ché qu’à par­tir de la troi­sième an­née, et là de­puis deux ans on a une pro­gres­sion très ful­gu­rante. On a mul­ti­plié par trois le nombre de ventes d’ac­ti­vi­tés loi­sirs.

Ça re­pré­sente quoi en vo­lume ? En­vi­ron 3500 dos­siers par an. Sa­chant que dans un dos­sier les gens peuvent mettre plu­sieurs pres­ta­tions. Cer­tains font 5 ac­ti­vi­tés sur une seule se­maine !

En quoi est-ce que la qua­li­té de la pres­ta­tion, à la­quelle vous faites souvent ré­fé­rence, peu­têtre im­por­tante pour les autres branches du tou­risme dans le Golfe, la res­tau­ra­tion, l’hô­tel­le­rie,... ? C’est ab­so­lu­ment pri­mor­dial dans la me­sure où l’image d’une des­ti­na­tion tou­ris­tique c’est un tout. La pre­mière image que l’on garde en re­ve­nant et que l’on veut di­vul­guer c’est ce que l’on a fait pen­dant ses va­cances, ses loi­sirs ou ses week-end. Alors ce que l’on vise avec cette sé­lec­tion Amu­sez­vous, c’est jus­te­ment de pro­po­ser une mul­ti­tude de pres­ta­tions de qua­li­té, avec des pro­fes­sion­nels qu’on a sé­lec­tion­nés et dont les gens vont être sa­tis­faits à coup sûr. Le prin­cipe c’est : on fait une pres­ta­tion, on re­vient avec le sou­rire parce que c’était su­per, et de re­tour chez soi on parle de ses va­cances, on en parle aux autres, et ça fa­vo­rise la pro­mo­tion de notre Golfe de Saint-Tropez.

Ce guide c’est une par­tie es­sen­tielle des ac­tions de la Mai­son du Tou­risme ? Oui, c’est vrai­ment im­por­tant. Au­jourd’hui il y a trois axes ma­jeurs pour va­lo­ri­ser une des­ti­na­tion. Le pre­mier c’est la va­lo­ri­sa­tion du pa­tri­moine, na­tu­rel, ar­chi­tec­tu­ral, cultu­rel de la des­ti­na­tion. Ça c’est du res­sort des com­munes. Le deuxième axe ce sont les ani­ma­tions lo­cales. Elles ont un poids très im­por­tant en termes de vec­teur de choix, no­tam­ment sur les ailes de sai­son. De beaux pro­grammes d’ani­ma­tions c’est très im­por­tant aus­si pour at­ti­rer les vi­si­teurs. Le troi­sième axe ce sont les loi­sirs. Il faut ab­so­lu­ment sen­si­bi­li­ser l’en­semble de nos vi­si­teurs au fait qu’il y a des pres­ta­tions de loi­sirs qui sont vrai­ment fan­tas­tiques dans le Golfe de Saint-Tropez.

Ce qui n’est pas évident pour le tou­riste lamb­da qui dé­barque pour la pre­mière fois et qui croit que le Golfe ce n’est que la plage et le far­niente... Exac­te­ment. C’est pour ça que l’on est pré­sent sur plu­sieurs sup­ports pour le faire sa­voir : il y a le guide Amu­sez-vous qui est ti­ré à   exem­plaires avec sans doute re­ti­rage en cours de sai­son, il y a les ré­seaux so­ciaux. Et puis il y a un site in­ter­net dé­dié, amu­sez­vous.fr, avec la pos­si­bi­li­té de ré­ser­ver ses loi­sirs à l’avance ou en der­nière mi­nute et de re­ce­voir la confir­ma­tion, y com­pris par sms lorsque l’on est dans la voi­ture et que l’on est en train d’ar­ri­ver dans le Golfe de Saint-Tropez !

La pré­sence sur in­ter­net et les ré­seaux so­ciaux c’est es­sen­tiel en ma­tière de tou­risme ? Oui. La der­nière étude montre que % du choix d’une des­ti­na­tion tou­ris­tique se fait sur in­ter­net et les ré­seaux so­ciaux. Les ré­seaux so­ciaux ar­rivent en pri­mo­sé­duc­tion, c’est-à-dire au tout dé­part, c’est le coup de coeur, puis la pré­pa­ra­tion des sé­jours se fait sur in­ter­net.

Avez-vous  chiffres en tête si­gni­fi­ca­tifs pour illus­trer la pré­sence ac­tive de la Mai­son du Tou­risme sur les ré­seaux so­ciaux et in­ter­net ? Le pre­mier c’est  mi­ni re­por­tages réa­li­sés par an sur nos ré­seaux so­ciaux. C’est nous qui les fai­sons, quel­que­fois avec des pres­ta­taires qui mettent à notre dis­po­si­tion leurs vi­deos ou pho­tos. La Mai­son du tou­risme en gros c’est  ré­seaux so­ciaux, mul­ti­plié par  jours mul­ti­plié par mi­ni­mum deux mes­sages par ré­seau so­cial. Donc il faut  pho­tos ou mi­ni vi­deos de qua­li­té.

Et le se­cond chiffre ?  mil­lions. C’est le nombre de per­sonnes que l’on a tou­ché l’an der­nier sur les ré­seaux so­ciaux. C’est le chiffre com­pi­lé de Fa­ce­book, de Twit­ter, de Google, etc, sur la lec­ture de nos mes­sages.

Le troi­sième ? , mil­lion, c’est le nombre de per­sonnes en­ga­gées, c’est-à-dire qui ont soit re­rou­té nos mes­sages, soit par­ta­gé nos mes­sages avec leurs amis, soit com­men­té nos mes­sages. Cest ce que l’on ap­pelle la vi­ra­li­té, et peut-être que ces per­sonnes là l’on en­voyé à  amis, peut-être à deux amis, cer­tains cam­pings l’en­voient à  amis, et ça fait ex­plo­ser le nombre de consul­ta­tions sur la des­ti­na­tion.

Comment peut-on al­ler en­core plus loin que ça ? Sur le concept Amu­sez-vous c’est peut-être de ren­for­cer en­core le nombre de pres­ta­taires. On est très clairs : c’est une sé­lec­tion qua­li­ta­tive. Au­jourd’hui on est à  pres­ta­taires,  pres­ta­tions et  ta­rifs à peu près, à avan­tages ex­clu­sifs.

Et le re­tour client c’est im­por­tant ? Oui, parce que la sa­tis­fac­tion du client ce n’est ja­mais ac­quis. Si le pre­mier contact se passe bien avec le pres­ta­taire de fly­board, de vé­lo,.. et bien en­suite la même per­sonne va peut-être al­ler au spec­tacle qu’elle a vu dans le guide, elle va peut-être prendre un cours de so­phro­lo­gie, elle va peu­têtre mettre son en­fant dans une école de voile pour faire de l’op­ti­mist. C’est la pre­mière pres­ta­tion réus­sie qui fait que le vi­si­teur va en­chaî­ner les autres pres­ta­tions.

Avec le re­cul que vous avez au­jourd’hui, a-t-on un pa­nel d’ac­ti­vi­tés suf­fi­sant dans le Golfe ou bien y-a-il en­core un manque ? Non, c’est très large, ça couvre vrai­ment un pe­tit peu tout. Et il y a en­vi­ron % des ac­ti­vi­tés qui sont ou­vertes à l’an­née, il faut le sou­li­gner. Quand on tombe sur un jour où il fait un peu moins beau un hô­te­lier par exemple a sous la main une sé­lec­tion com­plète de loi­sirs de qua­li­té et à ta­rif pri­vi­lé­gié. Ça per­met de tou­jours avoir une ré­ponse pour ses clients.

L’ou­ver­ture à l’an­née ça compte vrai­ment ? Oui. D’abord pour le tou­rismes des ailes de sai­son, pour le tou­risme de contre sai­son éga­le­ment. Il faut sa­voir que l’on touche beau­coup en ailes de sai­son sur le Golfe de Saint-Tropez une clien­tèle in­tra­ré­gio­nale. Des gens qui viennent de Nice, d’Aix, de Mo­na­co, de Mar­seille, d’An­tibes. Et ceux là peuvent peut-être se dé­ci­der en fonc­tion d’une pres­ta­tion qu’ils ont vu quelques jours plus tôt sur un ré­seau so­cial.

Un der­nier atout à mettre en avant ? Les ta­rifs bien sûr. Ils sont tout à fait abor­dables et pré­fé­ren­tiels : à sa­voir entre  et % de ré­duc­tion. Ça part de  eu­ros pour les ba­lades na­ture.

(Pho­to DR)

Em­ma­nuel Ber­trand, di­rec­teur de la Mai­son du tou­risme : « Pour faire ce guide Amu­sez-vous il faut d’abord avoir la des­ti­na­tion au coeur et en­suite deux ou­tils : le pre­mier c’est une éponge, pour re­cueillir le meilleur de nos pres­ta­taires du Golfe. Il faut être ca­pables de les connaître pour pou­voir en­suite, avec notre se­cond ou­til, qui est un mi­roir, ren­voyer ce qu’ils savent faire vers nos vi­si­teurs, ces pres­ta­tions qui sont vrai­ment su­per in­té­res­santes. Voi­là, c’est ça Amu­sez­vous : un gros coeur, une éponge et un mi­roir ! »

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