JM. Couve : « C’était un coup mon­té, c’est un coup ra­té »

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - L’info du jour - PRO­POS RE­CUEILLIS PAR Ch.C.

Cette mise en ré­serve de l’in­ves­ti­ture, vous vous y at­ten­diez ?

Pas du tout. Com­ment pou­vais-je m’at­tendre à une telle charge, aus­si vio­lente de la part d’Hu­bert Fal­co ? C’était un coup mon­té, c’est un coup ra­té !

Pour­quoi coup ra­té ?

Parce qu’Hu­bert Fal­co et Phi­lippe Vit­tel ont plai­dé avec vé­hé­mence pour que Fran­çoise Du­mont soit in­ves­tie et elle ne l’a pas été ! Ré­sul­tat des courses : l’in­ves­ti­ture a été mise en ré­serve. Ça veut dire qu’elle ne se­ra vo­tée qu’en dé­cembre pro­chain. La seule chose qu’ils ont ob­te­nu c’est de dé­sta­bi­li­ser cette cir­cons­crip­tion jus­qu’en dé­cembre pro­chain.

Le cour­rier po­si­tif que vous avait adres­sé Nicolas Sar­ko­zy ne pèse pas sur l’in­ves­ti­ture ?

C’est la preuve fla­grante que Nicolas Sar­ko­zy, le pré­sident des Ré­pu­bli­cains, prend des op­tions mais que les com­mis­sions qu’il a créées sont sou­ve­raines. Ça prouve aus­si qu’il n’était cer­tai­ne­ment pas au cou­rant du coup qui se pré­pa­rait.

Fal­co a dit que sa pro­po­si­tion de Fran­çoise Du­mont était celle de l’en­semble des maires du Golfe...

Cette réunion des maires a été vi­ve­ment re­com­man­dée par Fal­co, et elle a eu lieu la veille de la com­mis­sion na­tio­nale d’in­ves­ti­ture !

Vous êtes éton­né de cette mo­bi­li­sa­tion d’une par­tie des maires du Golfe ?

J’ai pré­si­dé l’in­ter­com­mu­na­li­té pendant  ans, je me suis tou­jours in­ter­dit d’in­tro­duire des consi­dé­ra­tions po­li­tiques et po­li­ti­ciennes au sein de l’in­ter­com­mu­na­li­té. Je pense et je dis : c’est une grave er­reur que de po­li­ti­ser de cette ma­nière là la Com­mu­nau­té de com­munes.

La dé­ci­sion étant se­lon vous re­por­tée à dé­cembre, d’ici là vous al­lez faire cam­pagne ?

J’ai deux so­lu­tions. la pre­mière c’est de tout lais­ser tom­ber et de dire tout ce que j’ai à dire, et dieu sait si j’en ai à dire. La deuxième, puis­qu’il y a risque fort d’élec­tion d’un dé­pu­té Front Na­tio­nal dans cette cir­cons­crip­tion, se­rait de ne pas trop m’oc­cu­per des peaux de ba­nanes et des ran­cunes de col­lègues po­li­tiques et de m’oc­cu­per des po­pu­la­tions, des va­leurs des Ré­pu­bli­cains et de tout faire pour, mal­gré tout, conti­nuer à tra­vailler sur le ter­rain pour battre le FN.

Vous avez re­te­nu l’op­tion  ?

Je n’en ai re­te­nu au­cune pour le mo­ment. Je ré­flé­chis.

Hu­bert Fal­co aus­si a hé­si­té sur ses op­tions, non ?

Oui. A par­tir du mo­ment où Vincent Mo­risse a dé­cla­ré qu’il n’y al­lait pas ils se sont re­trou­vés bien en­nuyés. Ils ont sol­li­ci­té alors Gil Ber­nar­di, puis François de Can­son, maire dans la cir­cons­crip­tion. Les deux ont re­fu­sé. Et ça n’est que dans les  h pré­cé­dent la com­mis­sion qu’ils sont al­lés cher­cher une can­di­date... qui est ad­jointe à Saint-Ra­phaël, dans l’autre cir­cons­rip­tion ! Comme si sur les   ha­bi­tants de notre cir­co il n’y avait pas quel­qu’un qui soit apte à se pré­sen­ter. C’est quand même cu­rieux de pa­ra­chu­ter une per­sonne ayant une fonc­tion dans une autre cir­cons­crip­tion. A moins que cette ma­noeuvre d’Hu­bert Fal­co an­nonce un autre ob­jec­tif fi­nal, mais c’est une autre his­toire... En tout cas, plu­tôt que de se perdre, de se com­battre, à titre per­son­nel les uns contre les autres, on fe­rait mieux de s’oc­cu­per des pro­blèmes qui touchent les po­pu­la­tions, car les gens n’en ont rien à foutre de tout ça, rien du tout.

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