«Taxe spéciale»: Ber­trand et Es­tro­si y sont op­po­sés

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - France -

Les pré­si­dents LR des régions Hauts-deF­rance et Paca, Xavier Ber­trand et Ch­ris­tian Es­tro­si, ont pris po­si­tion, hier, contre la créa­tion d’une taxe spéciale d’équi­pe­ment ré­gio­nal (TSR), men­tion­née lors d’une ren­contre de Ma­nuel Valls avec les pré­si­dents de ré­gion lun­di. Se­lon l’As­so­cia­tion des régions de France (ARF), l’État de­mande aux régions de « re­trou­ver de l’au­to­no­mie fis­cale ». « Le gou­ver­ne­ment sai­si­ra le Par­le­ment pour mettre en place une TSR » lors du pro­jet de loi de fi­nances 2017, écrit l’as­so­cia­tion dans un com­mu­ni­qué. Cette taxe per­met­trait «aux régions de dis­po­ser d’une re­cette sup­plé­men­taire an­nuelle de 600 mil­lions d’eu­ros», se­lon ce com­mu­ni­qué. «Moi, je n’ai pas été élu à la tête de la Ré­gion des Hautsde-France pour créer des im­pôts, pour mettre en place des im­pôts ou pour aug­men­ter les im­pôts», a ré­agi Xavier Ber­trand sur BFM-TV/RMC. Il a rap­pe­lé qu’après la re­struc­tu­ra­tion des régions, la prin­ci­pale taxe per­çue par les régions, celle sur les cartes grises, avait été «ali­gnée à la baisse», en Pi­car­die, sur le taux en vi­gueur dans le Nord-Pas-de-Ca­lais, sur dé­ci­sion du nou­veau Cons eil ré­gio­nal. « Les 60 mil­lions d’eu­ros, à peu près, que ça rap­por­te­rait à la ré­gion, je pré­fère m’en pas­ser plu­tôt que de les prendre dans la poche des mé­nages et des en­tre­prises. Je ne suis pas de­man­deur » de cette re­cette, a ajou­té Xavier Ber­trand. Il a sou­hai­té que, si cette taxe était ef­fec­ti­ve­ment ins­tau­rée, le gou­ver­ne­ment «laisse les régions fixer le taux», au­quel cas les Hauts-de-France fixe­raient le taux «à zé­ro». « Alors que François Hol­lande avait pro­mis que les im­pôts n’aug­men­te­raient plus d’ici 2017, le gou­ver­ne­ment est une nou­velle fois pris en fla­grant dé­lit de men­songes », a ré­agi de son côté Ch­ris­tian Es­tro­si dans un com­mu­ni­qué [ lire ci-contre son interview] « Je me­sure l’ur­gence fi­nan­cière de nos col­lec­ti­vi­tés et tout par­ti­cu­liè­re­ment de nos régions, mais rien ne sau­rait jus­ti­fier que l’on pré­sente, une fois de plus, l’ad­di­tion aux Fran­çais, pour­suit le pré­sident de Pro­ven­ceAlpes-Côte d’Azur. Je ne peux me ré­soudre à un double dis­cours schi­zo­phrène : com­battre les hausses d’im­pôts d’un côté et me taire de l’autre au pré­texte que ma col­lec­ti­vi­té en bé­né­fi­cie­rait », conclut-il.

(Photo AFP)

Xavier Ber­trand af­firme qu’il n’a pas été « élu pour aug­men­ter les im­pôts ».

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