Le droit de dis­pa­raître

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Cavalaire -

Tho­mas étant ma­jeur, lé­ga­le­ment, il a le droit de par­tir « loin de la France », comme il le dit et ce, sans don­ner de nou­velles. Les recherches ne sont en­ta­mées que lors­qu’il y a une claire vo­lon­té d’at­ten­ter à sa vie ou à celle de quel­qu’un d’autre. Ce qui ne se se­rait pas le cas dans l’af­faire Tho­mas Del­rue. Les disparitions d’en­fants sont mal­heu­reu­se­ment cou­rantes. Se­lon les der­niers chiffres du Mi­nis­tère de l’In­té­rieur, en ,   disparitions de mi­neurs ont été en­re­gis­trées au fi­chier des per­sonnes re­cher­chées. Des as­so­cia­tions comme Es­telle-Mou­zin, Mis­sing Chil­dren Eu­rope ou Rayon de So­leil, ba­sée, elle, à Cannes, se battent pour re­trou­ver ces en­fants per­dus. De nom­breux pa­rents va­rois y adhèrent. « Toute dis­pa­ri­tion n’est pas for­cé­ment un drame, mais un drame peut com­men­cer par une dis­pa­ri­tion », ré­pète An­nie Au­doye, qui a per­du sa fille, Ma­rie-Hé­lène, le  mai  à l’âge de  ans entre Cannes et l’Ita­lie. Rayon de So­leil a par­ti­ci­pé, le  mai der­nier, à la jour­née de com­mé­mo­ra­tion des en­fants dis­pa­rus. Dans le Var, le Centre fran­çais de pro­tec­tion de l’en­fance (CFPE) En­fants Dis­pa­rus a re­cen­sé la dis­pa­ri­tion de Camille Chau­vet le  dé­cembre  à Car­quei­ranne et celle de Dy­lan Pen­nors, le  sep­tembre , à Pu­get­sur-Ar­gens. Un nu­mé­ro de té­lé­phone eu­ro­péen gra­tuit pour si­gna­ler toutes fugues, disparitions in­quié­tantes ou en­lè­ve­ment d’un en­fant est dis­po­nible :  .

Tho­mas Del­rue.

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