Fran­çais et Bri­tan­niques com­mé­morent la Somme

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - France -

Huit jours après le Brexit, Pa­ris et Londres unis… pour com­mé­mo­rer, dans la Somme, le cen­te­naire de la plus meur­trière ba­taille de la Pre­mière Guerre mon­diale, de­ve­nue le sym­bole de l’al­liance his­to­rique entre les deux pays.

(1) Le Pre­mier mi­nistre bri­tan­nique Da­vid Ca­me­ron et le pré­sident fran­çais Fran­çois Hol­lande se sont re­trou­vés au pied de l’im­po­sant mé­mo­rial de Thiep­val, pour rendre hom­mage aux 1,2 mil­lion d’hommes tués, bles­sés ou dis­pa­rus au cours des 141 jours où Bri­tan­niques et Fran­çais ont com­bat­tu les Al­le­mands côte à côte. Et si la reine Eli­za­beth II était ab­sente, tout ce que le Royaume-Uni compte d’au­to­ri­tés ci­viles, mi­li­taires et même re­li­gieuses (l’ar­che­vêque de Can­ter­bu­ry) avait fait le dé­pla­ce­ment. Ré­cits de com­bats, musique mi­li­taire, dé­fi­lé de la ca­va­le­rie royale ont ponc­tué la cé­ré­mo­nie à la­quelle ont as­sis­té 10000 in­vi­tés, dont 600 en­fants des deux pays, et re­trans­mise en di­rect par la BBC bri­tan­nique. «Quel orage hu­main! quelle ex­plo­sion de haine et de des­truc­tion ! » : Fran­çois Hol­lande a lu un ex­trait de La Ci­vi­li­sa­tion, un livre consa­cré à la Grande Guerre et écrit en 1918 par l’au­teur fran­çais George Du­ha­mel. A l’ori­gine, c’est pour­tant Ma­nuel Valls qui au­rait dû re­pré­sen­ter l’État fran­çais. Mais le pré­sident a dé­ci­dé de rem­pla­cer son Pre­mier mi­nistre à la suite du vote en fa­veur du Brexit. Une fa­çon de «rap­pe­ler que c’est l’idée eu­ro­péenne qui a per­mis de sur­mon­ter les di­vi­sions et les ri­va­li­tés entre États, et qui nous a ap­por­té la paix de­puis 70 ans», a-t-il dé­cla­ré. Fran­çois Hol­lande en aus­si pro­fi­té pour s’en­tre­te­nir avec Da­vid Ca­me­ron en marge de la cé­ré­mo­nie. «Être dans l’Union eu­ro­péenne a des avan­tages. Et c’est, je pense, ce que les Bri­tan­niques com­mencent à com­prendre» , a-t-il en­suite dé­cla­ré à des jour­na­listes. «Mais la dé­ci­sion est prise, elle ne peut pas être re­por­tée ou elle ne peut pas être an­nu­lée, main­te­nant il faut en ti­rer les consé­quences».

1. Le 1er juillet 1916, dé­but de l’ of­fen­sive, reste comme le jour le plus san­glant de l’his­toire bri­tan­nique, avec 20 000 morts ou dis­pa­rus – la plu­part lors de la pre­mière heure–et 40000 bles­sés.

(Pho­to AFP)

Fran­çois Hol­lande, le Pre­mier mi­nistre bri­tan­nique Da­vid Ca­me­ron, ain­si que le prince William et son épouse la du­chesse de Cam­bridge ont ren­du hom­mage aux vic­times de la plus meur­trière ba­taille de la Pre­mière Guerre mon­diale.

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