Un quart de fi­nale en ques­tions

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Euro 2016 - À PA­RIS, MA­THIEU FAURE ET VINCENT MENICHINI

Al’heure d’af­fron­ter l’Is­lande, la France sus­cite plu­sieurs in­ter­ro­ga­tions. Elé­ments de ré­ponse...

Sa­muel Um­ti­ti a-t-il les épaules ? ON PENSE

Ex­pé­rience in­ter­na­tio­nale ? Nulle. Une réa­li­té qui ne per­turbe pas Di­dier Des­champs, le­quel de­vrait faire confiance à Sa­muel Um­ti­ti (0 sé­lec­tion) plu­tôt qu’Elia­quim Man­ga­la (7 sé­lec­tions) en dé­fense cen­trale. « J’ai joué avec lui à Lyon, je le connais bien », a glis­sé Hu­go Llo­ris. « En tant que gar­dien, il y a une ap­proche plus per­son­nelle avec les dé­fen­seurs. » ‘‘Big Sam’’, comme le sur­nomme Pa­trice Evra, est là parce que Va­rane, Sa­kho, Zou­ma et Ma­thieu sont res­tés à la mai­son, mais aus­si parce qu’il a réa­li­sé une deuxième par­tie de sai­son de haut vol. « Fran­che­ment, il ne pa­nique ja­mais », nous confiait, ces der­niers jours, Alas­sane Plea, l’un de ses proches, comme pour ras­su­rer les der­niers scep­tiques. Le FC Bar­ce­lone n’a pas dou­té au mo­ment de dé­bour­ser 25 mil­lions d’eu­ros pour lui faire si­gner un contrat de cinq ans. Avant de se col­ti­ner Ro­nal­do, Ben­ze­ma ou bien Griez­mann, Um­ti­ti va de­voir cal­mer Sigh­tors­son que Nantes, club au­quel il ap­par­tient de­puis l’été 2015, a du mal à re­con­naître du­rant cet Eu­ro

Paul Pog­ba en­fin d’at­taque ? ON PENSE AUS­SI

Contre l’Ir­lande, il a re­cu­lé d’un cran à la pause, ce qui a ren­du ser­vice à tout le monde. Dans un rôle plus obs­cur, ce qui ne l’en­chante pas for­cé­ment, Paul Pog­ba s’est mon­tré très utile. Bien ca­lé de­vant sa dé­fense, il a fait le mé­nage dans les airs et ré­cu­pé­ré un nombre im­por­tant de bal­lons dans les pieds ad­verses. C’est certes moins clin­quant, mais ter­ri­ble­ment ap­pré­ciable pour le col­lec­tif bleu. « Il aime bien faire, il veut tout réus­sir et dans le foot tu ne peux pas tout réus­sir. Il va très bien. C’est un homme heu­reux, ne vous faites pas de sou­ci pour lui. Il as­su­me­ra », a pro­mis Pa­trice Evra.

A deux, c’est vrai­ment mieux ? OUI, OUI ET OUI !

Jus­qu’à main­te­nant, la meilleure pé­riode des Bleus - la se­conde face à l’Eire - a été dis­pu­tée dans un sché­ma of­fen­sif à deux pointes. Un duo Griez­mann-Gi­roud qui a plu­tôt bien fonc­tion­né et sou­hai­té par les deux pro­ta­go­nistes. « On a une re­la­tion tech­nique entre gau­chers, il aime jouer entre les lignes et j’es­saie de faire les ap­pels en consé­quence. Il sait don­ner des bons bal­lons, c’est avant tout un joueur d’équipe » ,alan­céGi­roud après l’Eire. Une vo­lon­té de jouer à deux at­ta­quants qui convient éga­le­ment à Griez­mann : « En tant que deuxième at­ta­quant, entre les lignes, je peux ame­ner plus d’ef­fet de sur­prise. J’ai joué toute la sai­son dans l’axe en club, c’est là que j’ai mes re­pères ». Mes­sage re­çu, ‘‘Dé­dé’’ ?

En­fin une bonne en­tame ? IL SE­RAIT TEMPS

« Ce qui m’en­nuie, c’est de se mettre des bâ­tons dans les roues même si on a cette fa­cul­té à re­bon­dir », ana­ly­sait Hu­go Llo­ris, hier, en con­fé­rence de presse. Après quatre matches, les Bleus n’ont tou­jours pas mar­qué en pre­mière pé­riode. C’est en­nuyeux. Pis, les quatre pre­mières pé­riodes des Bleus ont frô­lé l’in­di­ges­tion. «On ne pour­ra pas faire pire que face à l’Ir­lande », ana­lyse Griez­mann. Si les Bleus veulent se rendre le match fa­cile, à eux de bien dé­bu­ter afin de ne plus se faire de frayeurs. « Ce­la fait plu­sieurs matches où l’on fait la dif­fé­rence dans les der­nières mi­nutes, pré­vient Ba­ca­ry Sa­gna. Un jour, on se­ra pu­nis. Il faut com­men­cer le match comme on l’a fi­ni contre l’Eire ». Chiche ?

(Pho­to Epa/Maxppp)

Avec deux pointes, en l’oc­cu­rence Griez­mann et Gi­roud, les Bleus ont sé­duit en pé­riode face à l’Eire. Même sché­ma ce soir ?

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