Un air de cam­pagne pour N. Sar­ko­zy

Après la ré­gion lil­loise hier ma­tin, le pré­sident des Ré­pu­bli­cains Ni­co­las Sar­ko­zy est ve­nu par­ler aux mi­li­tants et ad­hé­rents de la deuxième cir­cons­crip­tion du Var, au Re­vest-les-Eaux

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Front Page - K. M. kmi­chel@ni­ce­ma­tin.fr

At­ten­du de­puis la fin de ma­ti­née par les cen­taines de mi­li­tants ac­quis à sa cause, Ni­co­las Sar­ko­zy n’a pas man­qué le ren­dez-vous hier après-mi­di, au mé­choui de la 2e cir­cons­crip­tion du Var. Ré­pon­dant à l’in­vi­ta­tion de l’un de ses « plus fi­dèles

sou­tiens », Phi­lippe Vi­tel, le can­di­dat non dé­cla­ré à la pri­maire de la droite s’est même li­vré au grand écart des cir­cos pour un dimanche de juillet : le mi­di en ef­fet, il s’af­fi­chait à Sanches, aux cô­tés de Sé­bas­tien Huy­ghe, le dé­pu­té de la cin­quième cir­cons­crip­tion du Nord, le « tom­beur » de Mar­tine Au­bry. Quatre heures et un avion plus tard, le voi­là au Re­vestLes-Eaux, près de Tou­lon, pour te­nir ses en­ga­ge­ments, et clô­tu­rer le mé­choui de son ami, avant de

« ren­trer chez toi » comme le sou­li­gnait avec fier­té et ami­tié le dé­pu­té Vi­tel (1). Et d’en­ga­ge­ments il en fut jus­te­ment ques­tion au cours de son in­ter­ven­tion, ré­so­lu­ment des­ti­née à «

em­bri­ga­der » les mi­li­tants. En bla­zer bleu ma­rine mal­gré la cha­leur « ce­ma­tinà Lille il pleu­vait » lâche-t-il

en sou­riant même si les traits du vi­sage sont fa­ti­gués, Ni­co­las Sar­ko­zy prend la pa­role et as­sène sa vé­ri­té. Au­cune note pour se li­vrer à l’épreuve orale, l’exer­cice semble ap­pris par coeur.

« Il y a 18 mois dit-il, j’ai pris la tête de la fa­mille po­li­tique, elle était dans un état la­men­table, ça fai­sait honte. Ils se dé­chi­raient, on était rui­né… 18 mois plus tard, on a rem­bour­sé une grande par­tie de notre dette, on a la pre­mière force po­li­tique de France… « Un chef, c’est fait pour chef­fer » Au­tour des va­leurs tra­vail, ef­fort, de la fa­mille comme

de la « mai­son » France, le dis­cours est vo­lon­tai­re­ment of­fen­sif, en­ga­gé… Le presque can­di­dat bat­trait (presque) dé­jà la cam­pagne. Il rap­pelle ce­pen­dant, pour­quoi ce n’est pas en­core le cas : « J’ai vou­lu res­ter chef de fa­mille, j’ai été élu… avec la pa­gaille qu’il y a eue dans la rue, avec le Brexit, on au­rait été beau s’il n’y avait pas eu de chef d’op­po­si­tion. Un chef, c’est fait pour chef­fer… Quand Fran­çois Hol­lande de­mande à ce que l’on vienne pour par­ler, à qui se se­rai­til adres­sé ? Si on n’avait pas eu de pro­jets po­li­tiques, on au­rait dit aux Fran­çais : faites la syn­thèse de ce que tous les can­di­dats de la pri­maire

vous pro­posent… » En­fin, ce­lui qui est en­core chef de fa­mille se montre

« pré­ve­nant » : « A par­tir de sep­tembre, dit-il, il y a un autre ren­dez-vous, la concur­rence et la com­pé­ti­tion c’est bien, mais je lui fixe une li­mite : c’est l’uni­té de la fa­mille, quand on monte sur le ring, on doit ta­per à gauche et à l’ex­trême droite, si en plus on se tape entre nous on don­ne­rait un spec­tacle la­men­table, nous ne pou­vons pas pré­sen­ter le vi­sage de la di­vi­sion... » En ligne de mire, le 29 no­vembre, date à par­tir de la­quelle « nous de­vrons tous être unis der­rière ce­lui qui nous mè­ne­ra à la vic­toire...

» Une date où « vous choi­si­rez ce­lui ou celle que

vous ai­mez le plus… » Les « Ni­co­las » fusent. Les ap­plau­dis­se­ments grondent. Dans la deuxième cir­cons­crip­tion du Var, le choix semble dé­jà fait.

(Pho­tos Luc Bou­tria et Florent Es­cof­fier)

Bain de foule de mi­li­tants pour le presque can­di­dat à la pri­maire de la droite Ni­co­las Sar­ko­zy. Après la ré­gion lil­loise le mi­di, le pré­sident na­tio­nal des Ré­pu­bli­cains et can­di­dat non of­fi­ciel­le­ment dé­cla­ré est ve­nu sa­luer les siens dans la deuxième cir­cons­crip­tion du Var.

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