Au jeu des pro­nos­tics

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Euro 2016 - AN­TOINE DELGOULET

On s’est amu­sé au jeu des pro­nos avant le match hier soir au bu­reau. His­toire de concur­ren­cer un peu le Coq Bal­tha­zar, au­teur d’un 80% de réus­site dans ses pré­vi­sions. Il a le bec creux le gal­li­na­cé ! Dans le ser­vice, ce n’est pas le cas de tout le monde. La palme re­vient à Ch­ris­to­pher. Le type est pour­tant in­col­lable ni­veau cul­ture foot. Il se­rait im­bat­table au Tri­vial Pur­suit ca­té­go­rie ‘’sports’’. Il connaît l’âge et le club du troi­sième gar­dien de la sé­lec­tion hon­groise et même le nom des rem­pla­çants al­ba­nais. Une ma­chine, le gars. En re­vanche, il est ca­tas­tro­phique en pro­nos­tics. Il avait vu l’Au­triche ter­mi­ner pre­mière de son groupe à l’Eu­ro. Elle a fi­ni bonne der­nière avec un pe­tit point. Et il s’est trom­pé à chaque fois pour les quarts de fi­nale. Ven­dre­di, sûr de lui, il sen­tait l’Ita­lie. Il est mau­dit. Il n’avait pas as­sez étu­dié le « phé­no­mène » Za­za, l’homme qui a en­voyé son tir au but dans les nuages après une course d’élan digne d’une dan­seuse étoile. Bref. Hier soir, Ch­ris­to­pher voyait les Bleus pas­ser. On était mal bar­ré... Pour ma part, j’ai ten­té un vrai coup de po­ker. Une vic­toire 1-0 de la France avec un but contre son camp de Gud­john­sen. Oui, ce­lui qui était ve­nu jouer à Mo­na­co en 2009 en ou­bliant de dé­cro­cher sa ca­ra­vane... Ro­main, lui, fait tou­jours dans la so­brié­té. Son pro­no ? 2-0 pour les Bleus avec un but de Griez­mann. Plat du pied, sé­cu­ri­té. Quant à Fa­bien, il voyait la bande à DD faire la dif­fé­rence sur un putt de 15 mètres et un bir­die de Ro­main Lan­gasque au 17e trou. Le gar­çon est un peu dé­con­nec­té de­puis qu’il a pas­sé trois jours à l’Open de France de golf à Guyan­court... Res­tait l’ex­pert, William. Will, il s’y connaît en «cotes». Bwin, Net­bet, Uni­bet, Bet­clic, Pa­rionsS­port, Wi­na­max... Plus au­cun site de jeux en ligne n’a de se­cret pour lui. Pour le quart d’hier, il était em­mer­dé. Son coeur bat­tait pour les Bleus. Mais les longues touches d’Aron Gun­nars­son, le ca­pi­taine is­lan­dais, et, sur­tout, la pré­dic­tion de Ch­ris­to­pher l’ont fait hé­si­ter. Il a vou­lu mi­ser 10 eu­ros sur l’Islande... Puis s’est ra­vi­sé. Il les a fi­na­le­ment joués sur un suc­cès fran­çais avec plus de trois buts mar­qués. Gain : 32 eu­ros. Bien vu mi­not !

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