Aé­ro­port de Nice: au moins cinq can­di­dats en ap­proche

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Grand Sud - E. GALLIANO

Les can­di­dats au ra­chat des aé­ro­ports de Nice, Cannes et Saint-Tro­pez avaient jus­qu’à hier mi­di pour dé­po­ser une offre ferme. L’État es­père pou­voir an­non­cer le 28 juillet à qui il va vendre ses parts. En at­ten­dant, le gou­ver­ne­ment re­fuse de dé­voi­ler le moindre dé­tail sur les re­pre­neurs tou­jours en lice. Se­lon nos in­for­ma­tions, ils se­raient au moins cinq à avoir dé­po­sé une offre hier. Cer­tains des can­di­dats au­raient en ef­fet je­té l’éponge. Exit le turc Li­mak ?

Ce se­rait no­tam­ment le cas de l’aé­ro­port de Zu­rich, un temps al­lié au fonds de pen­sion­ca­na­dien CP PI B( Ca­na­da Pen­sion Plan In­vest­ment Board) qui, après avoir mul­ti­plié les vi­sites en terres azu­réennes, «s’était fait très dis­cret ces der­niers temps», se­lon un de ses concur­rents. L’agence de presse Reu­ters an­nonce éga­le­ment la dé­fec­tion du groupe turc Li­mak. Il faut dire que ce can­di­dat ex­tra com­mu­nau­taire avait dû es­suyer la se­maine der­nière l’ op­po­si­tion du pré­sident de la Ré­gion Pa­ca et de lase, Ch­ris­tian Est ro­si. Il avait ex­pli­qué ne pas vou­loir que cet «ou­til stra­té­gique» tombe dans les mains d’une «puis­sance étran­gère». Laurent W au quiez,lep ré­sident de la ré­gion Au­vergne Rhône-Alpes a fait preuve des mêmes ré­ti­cences ces der­niers jours. Pour au­tant, le turc Li­mak­se­raitt ou jours can­di­dat au­ra chat de Saint-Exu­pé­ry. Ses dé­trac­teurs es­timent qu’il n’avait «sans­dou­te­pasles moyens» dese payer les deux aé­ro­ports. D’au­tant que son offre ini­tiale sem­blait très gé­né­reuse: 18 fois le ré­sul­tat d’ex­ploi­ta­tion qui s’élève, pour Nice, à plus de 100 mil­lions d’eu­ros par an. Les autres can­di­dats se­raient plus rai­son­nables avec des offres al­lant de 13 à 14 fois le ré­sul­tat d’ ex­ploi­ta­tion, soit en­vi­ron 900 mil­lions d’ eu­ros pour s’of­frir le se­cond aé­ro­port fran­çais après Pa­ris. Du moins les 60 % que dé­tient l’État. Car, les ac­tion­naires mi­no­ri­taires que sont la Mé­tro­pole (5 %), l’as­sem­blée dé­par­te­men­tale (5 %), le con­seil ré­gio­nal (5 %) et la chambre de com­merce et d’in­dus­trie (20 %) semblent tou­jours op­po­sés à la vente de leurs parts. Le cahier des charges de l’ ap­pel d’ offres leur en laisse tou­te­fois l’op­por­tu­ni­té. Short list

De même que l’État, au-de­là du 28 juillet, peut re­cou­rir à un troi­sième tour afin de ré­duire da­van­tage en­core la short list des pré­ten­dants. Ils ne se­raient donc plus que cinq à ce jour. Quatre d’entre eux se se­raient po­si­tion­nés sur le ra chat des deux so­cié­té­saé­ro por­tuaires, de Nice et de Lyon. C’est le cas du groupe Vin­ci, as­so­cié à la Caisse des dé­pôts et àP­ré­di­ca.L’ opé­ra­teur au­to­rou­tier est dé­jà ac­tion­naire mi­no­ri­taire des aé­ro­ports de Pa­ris (ADP) qui avaient re­non­cé à can­di­da­ter seuls, no­tam­ment face à l’op­po­si­tion des col­lec­ti­vi­tés lo­cales. L’Es­pa­gnol Fer­ro­vial, as­so­cié au fonds Me­ri­diam, le consor­tium fran­çais Ar­dian-Si­pa­rexCaisses d’épargne-JCDe­caux ain­si quel’ ita­lien At­lan­tia, opé­ra­teur de l’ aé­ro­port de Rome, en par­te­na­riat avec la fi­liale in­ves­tis se mentd’ EDFetp eut être un­troi­sième as­so­cié, convoi­te­raient éga­le­ment les deux aé­ro­ports. Seul l’assàu­reur al­le­mand Al­lianz, jouant sur son en­crage lo­cal et sur l’ex­pé­rience de son par­te­naire, le fonds amé­ri­cain GIP, dé­jà ma­jo­ri­taire dans les aé­ro­ports deGat­wick et d’Edim­bourg, n’au­rait fait une offre que pour les pla­te­formes azu­réennes.

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