Ber­naz et Fol­lin, duo de cham­pions

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Sainte-Maxime - P. O.

Ils sont tous les deux so­cié­taires du Club Nau­tique de Sainte-Maxime (CNSM), Jean-Bap­tiste Ber­naz (29 ans) et Ro­bin Fol­lin (21 ans), c’est l’his­toire de deux cham­pions de la voile qui oc­cupent le de­vant de la scène na­tio­nale et in­ter­na­tio­nale. Le pre­mier nom­mé a été sa­cré vice-cham­pion du monde en la­ser, et il par­ti­ci­pe­ra dans un peu plus d’un mois aux J.O. de Rio. Le se­cond vient de dé­cro­cher une mé­daille de bronze lors des cham­pion­nats du monde de match ra­cing (ca­té­go­rie - de 23 ans). Ro­bin, meilleur es­poir de l’an­née 2015 se­ra le pre­mier à se je­ter à l’eau en étant à la barre du DIAM 24 du « Team France Jeunes » lors du Tour de France qui dé­bu­te­ra le 8 juillet. Chose rare dans leurs ca­len­driers de na­vi­ga­teurs, les deux hommes sont cette se­maine à Sainte-Maxime. Nous les avons ren­con­trés pour une in­ter­view croi­sée.

Quels pre­miers sou­ve­nirs avez-vous l’un de l’autre ? Ro­bin : C’était à la SOF (), j’étais ve­nu pour en­cou­ra­ger JB, il dé­bu­tait sa car­rière de haut ni­veau. Ce­la m’a fait rê­ver, du haut de mes  ans j’étais très im­pres­sion­né ! J.-B : Je me rap­pelle d’avoir vu Ro­bin lors d’une séance d’op­ti­mist au CNSM. C’était un «p’tit mor­veux» (rires des deux), non je plai­sante. Il était le lea­der du groupe et son nom res­sor­tait à chaque fois au club.

Comment vous dé­fi­ni­riez­vous mu­tuel­le­ment ? J.-B : Ro­bin est quel­qu’un de très agréable. C’est tou­jours un vrai plai­sir lorsque l’on se voit, même si ce n’est pas sou­vent et j’aime bien échan­ger avec lui. Ro­bin : J.-B. est un grand ta­quin qui adore ‘‘bran­cher’’. Il a un grain de fo­lie, c’est une es­pèce de bout en train. Il faut ar­ri­ver à bien le connaître pour le cer­ner.

Et sur un plan pu­re­ment voile ? Ro­bin : Il est très so­lide dans sa tête, une de ses grandes forces est de sa­voir ana­ly­ser son propre par­cours. Et s’il est de na­ture joyeuse sur terre, c’est un tout autre homme sur un ba­teau et il fait tout pour ar­ri­ver à te­nir ses ob­jec­tifs. J.-B : Grâce à ses ré­sul­tats ac­tuels, il est sur une voie ex­tra­or­di­naire et peu com­mune. J’ai choi­si l’olym­pisme et lui la voile en équi­page. C’est une voie plus dif­fi­cile et il est dé­sor­mais re­con­nu par ses pairs... C’est un «p’tit bon­homme» mais grand par le ta­lent.

Al­lez vous suivre les per­for­mances l’un de l’autre ? J.-B. : Je suis pas­sion­né par tous les évé­ne­ments de la voile et en­core plus lors­qu’il y a un Maxi­mois dans la course. Alors oui je vais suivre at­ten­ti­ve­ment les perf’ de Ro­bin et je lui sou­haite de tout coeur un su­per ré­sul­tat au fi­nal. Ro­bin : Je se­rais nor­ma­le­ment à Sain­teMaxime pen­dant les Jeux. On es­père tous pou­voir fê­ter sur place sa mé­daille le jour de la der­nière ré­gate mais éga­le­ment lors­qu’il ren­tre­ra en France, ce se­rait vrai­ment gé­nial.

(Pho­tos P. O., E. Sti­chel­baut et FF. Voile)

Jean-Bap­tiste Ber­naz et Ro­bin Fol­lin vont être sous les feux de l’ac­tua­li­té avec les Jeux Olym­piques pour le pre­mier et le Tour de France à la voile pour le se­cond.

Jean-Bap­tiste Ber­naz prêt à ra­me­ner une mé­daille à Sainte-Maxime.

Ro­bin Fol­lin, sa­cré meilleur es­poir de l’an­née .

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