Di­dier Des­champs : « La page est blanche »

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Euro 2016 - À MAR­SEILLE, GUILLAUME RATHELOT

Lé­gè­re­ment ten­du, Di­dier Des­champs a mis du temps à se dé­ri­der hier, de­vant les jour­na­listes de l’Eu­rope en­tière ni­chés au sous-sol du stade Vé­lo­drome. Le sé­lec­tion­neur de l’équipe de France a in­sis­té sur le fait que ses joueurs pou­vaient écrire l’his­toire.

La vic­toire contre l’Is­lande (-) semble avoir don­né un élan à votre équipe… Non, l’élan date de bien avant l’Is­lande. Il y a tou­jours eu cette confiance et cette en­vie pour qu’on soit là où l’on en est au­jourd’hui. Mes joueurs mé­ritent d’être là, en de­mi-fi­nale. On a éli­mi­né cinq ad­ver­saires… Une per­for­mance contre l’Al­le­magne leur don­ne­rait en­core plus de consi­dé­ra­tion.

Deux ans après le quart de fi­nale per­du au Bré­sil, avez-vous l’im­pres­sion qu’ils peuvent écrire l’his­toire ? On ne pour­ra pas chan­ger l’his­toire, mais il y a une nou­velle page. Elle est blanche et c’est aux joueurs de la rem­plir demain (ce soir, Ndlr). À eux de l’écrire !

Pen­sez-vous pou­voir im­po­ser votre jeu­fa­ceà l’Al­le­magne? Tout dé­pen­dra de quelle équipe elle ali­gne­ra. Si vous le sa­vez, ça m’in­té­resse (rires). Après, l’Al­le­magne a l’ha­bi­tude de maî­tri­ser son su­jet, d’avoir une pos­ses­sion de balle su­pé­rieure à son ad­ver­saire. C’est l’équipe la plus forte de­puis cinq matches. Mais on ne peut pas pas­ser notre match à dé­fendre. On a cette force of­fen­sive qui nous per­met de se créer des oc­ca­sions et de mar­quer. On sait créer du dan­ger à l’ad­ver­saire.

Comment faire contre une équipe qui a la meilleure dé­fense du tour­noi ? Mar­quer des buts ! On sait que l’Al­le­magne est ca­pable de très bien dé­fendre. On l’a vu contre l’Ita­lie, elle har­cèle dès la perte du bal­lon… On va jouer le coup à fond, avec nos qua­li­tés. Dans quel sys­tème? Tout est pos­sible (rires). Ça, c’est dans ma tête et per­sonne n’y ren­tre­ra... Est-ce le match le plus im­por­tant de votre car­rière d’en­traî­neur? C’est dif­fi­cile de mettre un cur­seur. Mais je ne perds pas de temps avec moi. Je ne me suis ja­mais sou­cié de mon len­de­main et c’est peut-être ce qui fait ma force. Ce qui m’im­porte, ce sont les joueurs. Je vis à tra­vers eux. Et on a tous en­vie d’al­ler le plus loin pos­sible.

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