Ro­nal­do les a sau­vés

Mal em­bar­qué en pre­mière pé­riode, in­ca­pable de bou­ger le bloc ad­verse, le Por­tu­gal s’en est re­mis à sa star pour éli­mi­ner le Pays de Galles (2-0) hier soir. La Se­le­çao joue­ra la fi­nale di­manche

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Sports -

Alors qu’ils n’avaient en­core ja­mais ga­gné le moindre match dans le temps ré­gle­men­taire, les Por­tu­gais ont pu comp­ter sur un coup de tête de Cris­tia­no Ro­nal­do et un but de re­nard de Na­ni pour éli­mi­ner les Gal­lois, ré­vé­la­tions de la com­pé­ti­tion, hier soir à Lyon. Les Por­tu­gais re­trouvent la fi­nale d’un Eu­ro pour la pre­mière fois de­puis . An­née où, à do­mi­cile, ils avaient été bat­tus par la Grèce de Cha­ris­teas (-).

Le ré­gi­ment des consul­tants avait fait de cette pre­mière de­mi-fi­nale de l’Eu­ro un choc pour l’ob­ten­tion du Bal­lon d’or. Vain­queurs de la Ligue des Cham­pions avec le Real Ma­drid en mai der­nier, le Gal­lois Ga­reth Bale et le Por­tu­gais Cris­tia­no Ro­nal­do de­vaient me­ner les leurs à la fi­nale, pour faire un pas de plus vers le tro­phée du meilleur joueur de la pla­nète. La ba­taille entre les deux hommes a bien eu lieu. Si Bale s’est mon­tré en­tre­pre­nant en pre­mière mi­temps, Ro­nal­do, lui, a pla­né sur la se­conde pé­riode. Mais le ca­pi­taine de la Se­le­çao a d’abord eu toutes les peines du monde à se sor­tir du mar­quage de Col­lins en pre­mière mi-temps. Le dé­fen­seur de West Ham a rem­por­té la qua­si to­ta­li­té de ses duels avec l’an­cien man­cu­nien. CR7 n’a eu qu’une tête non ca­drée pour se si­gna­ler (44’). A son cré­dit, c’est toute l’équipe por­tu­gaise qui a pei­né à bou­ger le bloc ad­verse. Le 3-4-3 concoc­té par Ch­ris Co­le­man a obli­gé la troupe à San­tos à s’es­sayer de loin. Pro­blème, ni Joao Ma­rio (16’), ni Cé­dric (29’) ou en­core Adrien Sil­va (32’) ne trou­vaient la cible. Avant le coup d’en­voi, les par­te­naires de Rui Pa­tri­cio n’avaient me­né que vingt­deux pe­tites mi­nutes sur l’en­semble de la com­pé­ti­tion. Une sta­tis­tique qui pre­nait tout son sens avant le se­cond acte.

Un Por­tu­gal aux deux vi­sages

Sur­tout qu’en face, Bale avait mar­qué la pre­mière pé­riode de son em­preinte. Si le Por­tu­gal a man­qué de vi­tesse et d’ins­pi­ra­tion of­fen­sive, l’an­cien bu­teur de Tot­ten­ham a fait très mal à Bru­no Alves. Le n°11 des Dra­gons était de tous les bons coups. Il a d’abord ob­te­nu le pre­mier cor­ner du match (18’), avant de se si­gna­ler du gauche dans la fou­lée (19’). Il a en­fin si­gné la seule frappe ca­drée de la pre­mière pé­riode, après une per­cus­sion de trente mètres. Sauf que cette belle en­tame ne s’est pas confir­mée sur la du­rée. Pri­vé de Ram­sey (sus­pen­du), le gau­cher a fi­ni par ti­rer la langue. Sans doute son­né, comme l’en­semble de son équipe, par les deux buts ins­crits par les Por­tu­gais dès le re­tour des ves­tiaires. Car éteint jusque-là, Ro­nal­do pre­nait le meilleur sur Ches­ter pour en­fon­cer Hen­nes­sey de la tête (10, 50’). Ce troi­sième but du tour­noi s’est vou­lu his­to­rique (voir chiffre). Dans la fou­lée, il voyait sa frappe écra­sée, re­prise par Na­ni pour le but du break (2-0, 53’). Les Por­tu­gais ont en­suite pro­fi­té de leur vi­tesse en contre pour ten­ter de cor­ser l’ad­di­tion. Ro­nal­do n’était d’ailleurs pas loin du dou­blé (85’). Dé­ce­vant jusque-là, le Ma­dri­lène a prou­vé qu’il fal­lait comp­ter sur lui dans les grands mo­ments. A lui, dé­sor­mais, de me­ner sa sé­lec­tion à son pre­mier grand titre in­ter­na­tio­nal, di­manche en fi­nale. Une der­nière marche reste à fran­chir, au Stade de France face à l’Al­le­magne ou la France. Une dé­faite comme en 2004 se­rait une énorme dé­cep­tion pour tout un peuple.

(Pho­tos AFP et Maxppp)

Ro­nal­do a ou­vert le score d’une tête ra­geuse (-, ’).

Sans Ram­sey sus­pen­du, Bale a été trop es­seu­lé hier soir.

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