De­mi-fi­nale de l’Eu­ro : les Ca­va­lai­rois pri­vés de foot

La soi­rée fes­tive a fait des étin­celles, mais pas dans le sens es­pé­ré. Toute la ci­té a été plon­gée dans le noir à la suite d’un in­ci­dent sur­ve­nu au poste prin­ci­pal d’ali­men­ta­tion élec­trique

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - L’info Du Jour - P. P.

De grande liesse ca­va­lai­roise, il n’y eut point, avant-hier soir, pour la de­mi-fi­nale de l’Eu­ro Al­le­magne-France. Et pour cause, c’est une grande panne d’élec­tri­ci­té gé­né­rale qui s’est abat­tue sur qua­si­ment toute la com­mune, pile après le dé­but de la ren­contre vers 21h15 ! Un grand dé­ra­page tech­nique in­con­trô­lé qui a plon­gé toute la ci­té dans une pro­fonde nuit si­len­cieuse ! Et quand, ça dé­raille, ça dé­raille ! La cou­pure a du­ré dans cer­tains quar­tiers jus­qu’à trois heures du­rant. D’autres ont eu plus de chance et pu voir juste la fin de la par­tie.

Sa­cré poste source

En cause le poste « source », qui ali­mente tout le sec­teur ca­va­lai­rois. Deux jours au­pa­ra­vant, il avait dé­jà don­né du fil à re­tordre aux tech­ni­ciens d’ERDF. Ap­pa­rem­ment, le re­mède a été pire que le mal et la grande dis­jonc­tion, s’est pro­duite au plus mau­vais mo­ment, ce­lui où toute la

France re­te­nait son souffle pour ses joueurs de foot­ball. C’est bal­lot...

Maillages en ur­gences

Di­rec­teur gé­né­ral des ser­vices tech­niques de la ville, Gilles Isaac, en liai­son avec le maire Phi­lippe Léo­nel­li et le pre­mier ad­joint, n’a pas mé­na­gé ses ef­forts, de même que les tech­ni­ciens d’ERDF pour ré­ta­blir au mieux, l’ali­men­ta­tion quar­tier par quar­tier, mais le tra­vail a été long et dif­fi­cile. « Il a fal­lu faire des maillages et ce­la a pris du temps, confie Gilles Isaac, qui pré­cise par ailleurs que, « des tra­vaux d’amé­lio­ra­tion du ré­seau sont jus­te­ment en cours, avec un chan­ge­ment des câbles d’ali­men­ta­tion sur tout le ter­ri­toire com­mu­nal. Le ré­seau est an­cien. La cha­leur ac­tuelle, com­bi­née à l’aug­men­ta­tion de consom­ma­tion, conduit à ce genre de panne.» Reste qu’évi­dem­ment, outre la lé­gi­time dé­cep­tion dans les foyers, les bars et res­tau­rants qui avaient fait des ef­forts pour re­ce­voir une clien­tèle avide de bal­lon rond, ont per­du leur soi­rée.

Dé­cep­tion com­mer­çante

Du cô­té des pro­fes­sion­nels, la dé­cep­tion était grande hier ma­tin. La soi­rée de jeu­di était évi­dem­ment celle à ne pas ra­ter, comme un coup d’en­voi de la sai­son avec les pre­miers juillet­tistes.

« Ça a vrai­ment été une ca­tas­trophe, pour ne pas dire plus,

com­mente Flo­rian Fran­co

de l’Ancre bleue. La cou­pure a eu lieu juste après le dé­but du match. La ter­rasse était bon­dée, cer­tains ont at­ten­du et l’élec­tri­ci­té est re­ve­nue un peu puis a re­lâ­ché à nou­veau. Nous avons per­du pas mal d’ar­gent. «Cet in­ci­dent a em­bê­té tout le monde. Cer­tains ca­fés avaient dé­jà des groupes élec­tro­gènes et ont pu sau­ver la re­trans­mis­sion. Mais ça a sac­ca­gé cette soi­rée, qui était l’une des plus im­por­tantes de la sai­son»

Des pré­cau­tions pour de­main

Pour di­manche nous al­lons nous équi­per d’un groupe élec­tro­gène. Comme ça, s’il y a un pro­blème, on pour­ra tou­jours faire mar­cher les té­lé­vi­sions. Évi­dem­ment, toute la par­tie res­tau­ra­tion se­rait per­due, mais on sau­vra les meubles. Et si on gagne, un or­chestre «live» joue­ra pour faire dan­ser les gens.» Es­pé­rons que di­manche tout se dé­rou­le­ra dans l’ordre et que la fée élec­tri­ci­té vou­dra bien éclai­rer cette soi­rée ma­jeure qui ver­ra peut-être le sacre de la France en coupe d’Eu­rope de foot­ball. Bon. Il n’y a plus qu’à croi­ser les doigts!!

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