Pour l’his­toire

Fi­nale de l’Eu­ro : Por­tu­gal - France à  heures

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Front Page - A PA­RIS, VINCENT ME­NI­CHI­NI

Des dra­peaux bleu-blan­crouge qui fleu­rissent sur les bal­cons. Des scènes de liesse im­pres­sion­nantes après la vic­toire en de­mi-fi­nale contre l’Al­le­magne. Des hommes, des femmes et des en­fants raides dingues d’An­toine Griez­mann qui a eu la bonne idée de mar­cher sur les traces de Mi­chel Pla­ti­ni et Zi­ne­dine Zi­dane. Rien que ça… Ces der­niers jours, le peuple de France a bas­cu­lé dans une douce eu­pho­rie dont on ne se lasse pas et qui re­donne un peu de corps à son foot­ball si sou­vent dé­crié ces der­nières an­nées. Gui­dée par Di­dier Des­champs, qui gagne comme il res­pire, l’EDF ne sus­cite plus de la dé­fiance, mais plu­tôt du res­pect et de la bien­veillance. Pour que cela per­dure dans le temps et que les noms des 23 Bleus soient à ja­mais as­so­ciés à un soir triom­phant, il faut fran­chir le der­nier écueil. La der­nière marche vers la gloire. Si elle a dé­jà mar­qué les es­prits, cette gé­né­ra­tion n’a en­core rien ga­gné, bien consciente qu’une fi­nale ne vaut que s’il y a la Coupe au bout. Comme dans un rêve, les Bleus dis­putent, ce soir, la fi­nale de leur Eu­ro face au Por­tu­gal, qui a la tête de ce­lui qui en­tend gâ­cher la fête an­non­cée. Ses meilleurs atouts ? Une ca­pa­ci­té à tout bé­ton­ner, une pé­pite au mi­lieu qui court tant qu’il y a de la lu­mière (Re­na­to Sanches) et une star qui fait tou­jours au­tant de ca­prices, mais qui marque tou­jours au­tant (Ro­nal­do).

Llo­ris : « Le peuple a be­soin de s’éva­der »

Pour que ce 10 juillet soit le pre­mier jour du reste de leur vie, Llo­ris, Pogba, Evra, Gi­roud et tous les autres de­vront re­faire tout ce qu’ils ont fait de bien de­puis l’Ir­lande. Sans être gé­niale dans le jeu, cette équipe de France s’est rap­pro­chée d’une fin en apo­théose ani­mée d’une force col­lec­tive qui l’a ren­due beau­coup plus sym­pa­thique que ses pré­dé­ces­seurs. Elle s’est re­le­vée de l’af­faire Ben­ze­ma, des at­taques à l’en­contre de son sé­lec­tion­neur ou en­core des ab­sences de Va­rane, Sa­kho ou Diar­ra. Cette France a du coeur et de la mé­moire. Elle s’est sou­dée au­tour d’un évé­ne­ment dra­ma­tique que fut cette soi­rée atroce du 13 no­vembre. Pa­ris était, alors, à feu et à sang. Sous les tirs d’en­ra­gés en­ra­geants. Le stade de France en état de choc après deux at­taques ka­mi­kazes en plein France - Al­le­magne. Pa­trice Evra ne fai­sait pas des bonds de joie. Huit mois plus tard, rien n’est ou­blié. « On a vé­cu des mo­ments

dif­fi­ciles cette an­née, af­firme Hu­go Llo­ris, qui a mon­tré la voie avec une pres­ta­tion co­los­sale en de­mi-fi­nale contre le cham­pion du monde al­le­mand. Le fait d’avoir ré­pon­du pré­sent sur le ter­rain nous donne un peu plus de fier­té. On sent que tout le pu­blic fran­çais est der­rière nous, ça ren­force nos liens. Le peuple a be­soin de s’éva­der avec cette com­pé­ti­tion. » Alors, em­me­nez-nous...

Cris­tia­no Ro­nal­do An­toine Griez­mann

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