Une vie

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Euro 2016 - PHI­LIPPE CAMPS

Un match dure  ou  mi­nutes. Une fi­nale dure toute une vie. Les deux der­nières jouées en France (, ) sont là pour nous le rap­pe­ler. Elles ac­com­pagnent nos mo­ments sombres et su­bliment nos jours heu­reux. Ran­gés dans nos têtes, ac­cro­chés à nos coeurs, les Bleus de Pla­ti­ni comme ceux de Zi­dane portent une his­toire bien plus lourde qu’un tro­phée. Notre his­toire. In­di­vi­duelle par ses sou­ve­nirs. Col­lec­tive par ses émo­tions. Parce que le bon­heur est tou­jours plus fort quand il est par­ta­gé. C’est la force du foot, trait d’union entre les hommes et les peuples. Ce foot vi­sé par des ter­ro­ristes, le  no­vembre der­nier, dans un Stade de France de­ve­nu l’es­pace d’une nuit noire et dra­ma­tique, un lieu de peur et de bar­ba­rie. Me­na­cé, l’Eu­ro a res­pec­té le temps du deuil et sur­mon­té le trau­ma­tisme avant de se lais­ser al­ler à la fête. Une fête qui prend fin ce soir dans un stade, sym­bole d’une ex­tase na­tio­nale et terre de ré­sis­tance à la fo­lie. Pour Di­dier Des­champs et ses joueurs, cette fi­nale est un ob­jec­tif, une mis­sion. Elle peut aus­si être un mor­ceau d’éter­ni­té. Pour nous, c’est un rêve. Un ver­tige. Un ins­tant pour la vie.

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