Re­né Mar­si­glia

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Euro 2016 -

« Le dan­ger qui guette l’équipe de France, c’est de pen­ser qu’elle a dé­jà ga­gné la fi­nale. On en a tel­le­ment fait après l’Al­le­magne, avec le clap­ping, etc... C’était presque trop. On n’a en­core rien ga­gné. Le plus im­por­tant, c’est ce match contre le Por­tu­gal, ne l’ou­blions pas. C’est vrai­ment l’une des pre­mières fois que je sup­porte avec au­tant de sym­pa­thie l’équipe de France. Je ne l’ai pas tou­jours trou­vée brillante dans le jeu, mais elle dé­gage quelque chose.Au sein de cette équipe, il n’y a pas de fausse note. Elle est ras­sem­bleuse. Je ne vois pas de mecs ai­gris, qui tirent la gueule quand ça joue moins. Il n’y a pas d’at­ti­tudes né­fastes pour le col­lec­tif. Je prends du plai­sir à la voir évo­luer en­semble.Au fil de l’Eu­ro, elle m’a ré­con­ci­lié avec le foot­ball. Même lors du pre­mier tour, lorsque c’était moins brillant, il n’y a ja­mais eu de cas­sure. Griez­mann ? Il me plaît énor­mé­ment. Sa conduite de balle, ses prises de balle, ses contrôles, c’est ma­gni­fique. Le bal­lon lui ap­par­tient. Il rayonne, ne doute pas, joue col­lec­tif. Quant à Hu­go (Llo­ris), il est au som­met de son art. Mais at­ten­tion, cô­té por­tu­gais, il y en a un qui a l’air mo­ti­vé. Et quand Ro­nal­do sort un gros match, ça peut faire mal. Il vaut mieux l’avoir avec toi que contre toi. On me dit qu’il n’y a pas que lui, qu’il y a Na­ni, Qua­res­ma… En­fin, Ro­nal­do, c’est la classe au-des­sus. »

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