FN : Ar­nau­tu sus­pen­due quinze mois de ses fonc­tions di­ri­geantes

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - France/monde - TH. P. (AVEC AFP)

Je re­pars au­jourd’hui (hier) à Bruxelles, je se­rai demain (au­jourd’hui) au conseil mé­tro­po­li­tain à Nice. Les Fran­çais sont in­quiets et ont des pro­blèmes au­tre­ment plus im­por­tants que des ques­tions de titre. Il faut se re­mettre au bou­lot. » Marie-Ch­ris­tine Ar­nau­tu, vice-pré­si­dente du Front na­tio­nal, dé­pu­tée eu­ro­péenne et conseillère mu­ni­ci­pale ni­çoise, se vou­lait se­reine hier après­mi­di. Elle ve­nait pour­tant d’être sus­pen­due pour quinze mois de ses fonc­tions di­ri­geantes au sein du bu­reau exé­cu­tif du par­ti. Cette sanc­tion fait suite à sa par­ti­ci­pa­tion, le 1er mai der­nier, au ras­sem­ble­ment or­ga­ni­sé en l’hon­neur de Jeanne d’Arc par JeanMa­rie Le Pen. Le bu­reau exé­cu­tif du Front na­tio­nal, réuni en for­ma­tion dis­ci­pli­naire, a es­ti­mé qu’il s’agis­sait d’une « faute grave » de sa part. L’élue ni­çoise a tou­jours consi­dé­ré « n’avoir com­mis au­cune faute po­li­tique », es­ti­mant que « sa proxi­mi­té de tou­jours avec Jean-Marie Le Pen n’était pas in­com­pa­tible avec sa loyau­té en­vers Ma­rine Le Pen ». Hier, elle en de­meu­rait convain­cue. « Je conti­nue à trou­ver cette sanc­tion in­juste, je la re­grette, mais j’en prends acte. On a eu un dé­bat sur le fond. Je peux vivre sans titre, ce n’est pas quelque chose de fon­da­men­tal. On ver­ra tout ce­la à la ren­trée, je prends cette dé­ci­sion avec phi­lo­so­phie. » Bref, Marie-Ch­ris­tine Ar­nau­tu a choi­si de ne pas épi­lo­guer et de ne pas ra­jou­ter aux dis­sen­sions. « Il n’est pas ques­tion que je quitte le Front na­tio­nal, je ne suis pas une dé­mis­sion­naire. Tout ce­la ne change ab­so­lu­ment rien ni à mes convic­tions, ni à mon combat po­li­tique. »

D’autres cadres fron­tistes ont été sanc­tion­nés en per­dant la tête de la fé­dé­ra­tion dé­par­te­men­tale qu’ils di­ri­geaient, comme l’eu­ro­dé­pu­tée Mi­reille d’Or­na­no (Isère), Phi­lippe Che­vrier (Yve­lines), l’époux de Mme Ar­nau­tu, ou en­core Bar­ba­ra de Ma­zières (Maine-et-Loire). Le bu­reau exé­cu­tif, gou­ver­ne­ment res­ser­ré du par­ti, se­ra donc dé­sor­mais com­po­sé de sept per­sonnes (Ma­rine Le Pen, Ni­co­las Bay, Jean-Fran­çois Jalkh, Louis Aliot, Flo­rian Phi­lip­pot, Steeve Briois, Wal­le­rand de Saint-Just), dont le vote est a prio­ri ac­quis à la pré­si­dente du mou­ve­ment fron­tiste.

(Pho­to Cy­ril Do­der­gny)

Marie-Ch­ris­tine Ar­nau­tu, écar­tée des ins­tances di­ri­geantes du Front na­tio­nal pour sa trop grande proxi­mi­té avec Jean-Marie Le Pen, à ses cô­tés ici à Nice en mars .

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