Ex­pli­ca­tions sur les cou­pures d’élec­tri­ci­té

De­puis mercredi der­nier, les mi­cro-cou­pures sont ré­gu­lières sur le réseau de la ci­té. La faute à des câbles trop an­ciens qui sont en cours de par les ser­vices d’ERDF. Ex­pli­ca­tions

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Front Page - P. P. AVEC M. N. (1) Mercredi, ERDF a im­mé­dia­te­ment pro­cé­dé à la ré­pa­ra­tion après la pre­mière cou­pure, mais dans cet es­pace de temps a pro­cé­dé à un dé­les­tage. Ce­lui-ci a cau­sé une autre panne. Une boîte de jonc­tion à sau­ter à son tour, sur l’an­cien ré­sea

De­puis jeu­di der­nier, jour du match Allemagne-France (1) qu’une ma­jo­ri­té de Ca­va­lai­rois a ra­té à cause de la grande panne d’élec­tri­ci­té qui a frap­pé la ci­té au dé­but de la ren­contre, rien n’est vrai­ment ar­ran­gé sur le plan de l’ali­men­ta­tion élec­trique. Il est vrai qu’ERDF a tout fait pour que la « tra­gé­die » ne se re­pro­duise plus. Mais, di­manche après-mi­di, les plombs ont en­core sau­té en ville. Moins long­temps, il est vrai que la pre­mière fois, mais quand même. Du cô­té du su­per­mar­ché Car­re­four, la panne a quand même du­ré trois heures! Du coup la di­rec­tion a dû je­ter une par­tie de la mar­chan­dise « fraîche ». Lun­di en­core, ce sont de mi­cro-cou­pures d’un quart d’heure - vingt mi­nutes qui ont été en­re­gis­trées de­ci­de­là.

 km de câbles à chan­ger

Tou­jours aux com­mandes des ser­vices tech­niques de la ville, Gilles Izaac vit ce cauchemar élec­trique avec le plus de sé­ré­ni­té pos­sible. En liai­son per­ma­nente avec ERDF qui prend la chose très au sé­rieux, il ex­plique que ce phé­no­mène est en par­tie dû à la cha­leur ex­ces­sive qui fait sur­chauf­fer des câbles d’ali­men­ta­tion CEPI (Câbles Im­pré­gnés de Pa­pier de Gou­dron), eux-mêmes en bout de course. « De­puis trois ans dé­jà, ERDF est en train de rem­pla­cer tous ces câbles qui ont entre 40 et 50 ans. Dans la com­mune, il y en a 10 km à chan­ger! » Et il y a soixante ans, la ci­té comp­tait 1 500 ha­bi­tants à Cavalaire au lieu de 40 à 80000 en été . De plus, il n’y avait pas de chauf­fage élec­trique, de ma­chine à la­ver, TV, climatisation...

Des dé­les­tages obli­ga­toires

Les tra­vaux sont tou­jours ac­tuel­le­ment en cours et il fau­dra en­core une bonne an­née avant que tout soit ter­mi­né. Lors des grosses cha­leurs comme en ce mo­ment, il faut par­fois «dé­les­ter » cer­tains sec­teurs, ce qui en­traîne des cou­pures tour­nantes d’un quar­tier à l’autre. « Nous fai­sons tout ce que nous pou­vons pour ré­duire les nui­sa nces.»

Et le di­rec­teur des ser­vices tech­niques de pré­ci­ser en­core : « Les per­sonnes qui ont su­bi des pertes im­por­tantes consé­cu­tives aux cou­pures, se­ront re­di­ri­gées vers les ser­vices d’as­su­rances d’ERDF pour être in­dem­ni­sées.» L’été risque donc d’être chaud à Cavalaire. Le plus sûr, faire une pro­vi­sion de bou­gies au cas où...

Gilles Izaac, aux cô­tés des ou­vriers de l’en­tre­prise In­nov­tec, char­gées de faire des tran­chées dans les­quelles les câbles sont ins­tal­lés par ERDF. Dé­jà plus de  kms ont été rem­pla­cés, au to­tal d’ici un an en­vi­ron, ce se­ra  kms de câbles neufs.

(Photos M. N.)

La pre­mière panne s’est pro­duite à la Source, si­tuée au lieu­dit le Jas, le mercredi  juillet. Cause de la panne : le dis­jonc­teur gé­né­ral a sau­té.

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