«Ex­trê­me­ment sa­tis­fait »

Noël Le Graët a fait le bilan de l’Eu­ro des Bleus hier en confé­rence de presse

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Sports -

Quand on voit le tra­vail ef­fec­tué par Di­dier Des­champs, son staff, les 23 joueurs pré­sents, il y a de quoi être ex­trê­me­ment sa­tis­fait», a ex­po­sé le pré­sident de la Fé­dé­ra­tion fran­çaise de foot­ball Noël Le Graët, en dres­sant le bilan fran­çais de l’Eu­ro-2016 de­vant la presse hier. Prin­ci­paux points de cette in­ter­ven­tion, en ver­ba­tim.

Mis­sion ac­com­plie pour les Bleus

« Pour l’équipe de France, l’ob­jec­tif était le der­nier carré, la France a été au bout, on a une pe­tite dé­cep­tion de ne pas avoir mieux joué ce der­nier match, mais quand on voit le che­min ef­fec­tué par Di­dier, son staff, les 23 joueurs pré­sents, il y a de quoi être ex­trê­me­ment sa­tis­fait. On a mon­tré que la France re­vient. On était loin il y a 2-3 ans, je pense qu’on est dans les meilleurs eu­ro­péens. Et je pense que notre équipe est jeune et ta­len­tueuse et qu’elle va en­core pro­gres­ser.»

Ben­ze­ma, « lais­sons le temps au temps »

«Il y a une af­faire en cours, ce n’est pas une pièce en l’air, il faut voir l’évolution de cette af­faire. J’ai tou­jours pen­sé que c’était un bon joueur, il n’est pas suspendu à vie parce que ce n’est pas ma na­ture, mais en­suite le sé­lec­tion­neur a tou­jours la pos­si­bi­li­té de ne pas prendre un gar­çon même s’il n’est pas suspendu, au nom de la vie de groupe. Lais­sons le temps au temps».

Af­faire «mons­trueuse» pour Sa­kho

«Ma­ma­dou Sa­kho a en­vie de re­prendre le plus vite pos­sible (la com­pé­ti­tion) sans par­ler de l’af­faire (soup­çon­né de do­page, il a été pri­vé d’Eu­ro avant d’être blan­chi par

l’UEFA). Elle a été mons­trueuse. Sans ce­la il au­rait cer­tai­ne­ment fait par­tie des 23. Si la FFF de­vait faire quelque chose pour lui (pour­suite pour pré­ju­dice, ndlr), elle le fe­rait mais lui veut re­trou­ver les ter­rains le plus vite pos­sible ».

Dé­lai de ré­cu­pé­ra­tion à re­voir

«Pour la fi­nale, qu’une équipe, quelle qu’elle soit, ait trois jours et l’autre deux, c’est ex­trê­me­ment dif­fi­cile. Si c’est 5 ou 6 jours ça passe, mais 2 ou 3 c’est com­pli­qué. Le len­de­main de l’Allemagne, c’était très com­pli­qué, les hommes ont tel­le­ment bien joué, don­né beau­coup d’eux-mêmes. Ils ont ré­cu­pé­ré tout juste, il n’y a pas eu beau­coup d’en­traî­ne­ment, c’était très court. Je crois que c’est quelque chose à re­voir sur le dé­lai entre la demi-fi­nale et la fi­nale. Vous sa­vez pour­quoi ce n’est pas le même soir, les chaînes de télé veulent du prime-time, elles paient plus cher, on est plus dans le do­maine fi­nan­cier que dans le do­maine spor­tif.»

« Hon­teux » d’avoir ac­cu­sé Des­champs de ra­cisme

« Il a eu un pe­tit coup de blues (quand Ben­ze­ma l’a ac­cu­sé d’avoir cé­dé à une pres­sion d’une par­tie

ra­ciste de la France, ndlr). C’est quel­qu’un qui a fait preuve toute sa vie d’in­tel­li­gence par rap­port aux hommes, quelle que soit la cou­leur ou la re­li­gion. C’est même hon­teux. Il était un pe­tit peu bles­sé, on en a par­lé un pe­tit quart d’heure et je lui ai dit ce que je pense, que quand on ne triche pas soi-même, on n’a pas be­soin d’en­tendre les cri­tiques. C’est un homme droit, qui a tou­jours le mot qui convient et il est juste dans ce qu’il fait, je l’ai trou­vé im­pres­sion­nant sur toute cette durée. Deux mois c’est long, avec 23 joueurs dont 11 qui jouent, 12 qui ne jouent pas, c’est ex­trê­me­ment dif­fi­cile. Mais comme il est ré­gu­lier, il n’y a pas eu de choses né­ga­tives. Il règle les choses avec hu­ma­ni­té. »

Joueurs fran­çais en France

«Quand on voit l’Allemagne, qui est une force sûre dans les cham­pion­nats mon­diaux, ou eu­ro­péens, la moi­tié des joueurs joue au Bayern Mu­nich... Oui, j’ai­me­rais bien que les clubs fran­çais, peut-être un en par­ti­cu­lier (Pa­ris SG, ndlr), fassent quelques ef­forts. On voit que nos joueurs sont quand même presque les meilleurs eu­ro­péens. Je ne vois pas ce qu’ils vont faire ailleurs».

Can­di­dat à sa suc­ces­sion ou pas ?

«Les élec­tions, c’est au mois de mars, et moi j’ai consta­té que ceux qui par­taient trop tôt per­daient tout le temps. Si vous vous pré­sen­tez, il ne faut pas se pré­sen­ter trop tôt, ni trop tard. Comme je suis quel­qu’un de res­pec­tueux des sta­tuts, je don­ne­rai une ré­ponse au mois de no­vembre pour que les can­di­dats, quels qu’ils soient, aient le temps de se pré­pa­rer. Si j’y vais, je sau­rais de quoi par­ler.»

Autres sélections

« Les moins de 19 ans ont une très belle équipe, avec des joueurs de grand ta­lent. Il y a une autre sé­lec­tion qui m’in­té­resse gran­de­ment, les Es­poirs, je veux qu’ils se qua­li­fient pour les Cham­pion­nats d’Eu­rope 2017. Si nos Es­poirs n’y ar­rivent pas avec l’équipe dont on dis­pose, je se­rais vrai­ment très dé­çu. On a aus­si nos filles qui au­ront les jeux Olym­piques. Ce se­rait bien qu’il y ait un po­dium. »

(Pho­to AFP)

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