Hugh Grant: « Comme jouer au ten­nis avec Djo­ko­vic »

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Détente - PRO­POS RE­CUEILLIS PAR PHILIPPE DU­PUY

fi­nit vrai­ment par l’ado­rer pour ce qu’elle est. Ce sont deux « monstres », deux per­son­na­li­tés à part, qui se sont at­ta­chées l’une à l’autre de ma­nière si forte qu’à la fin, on ne voit plus que l’amour entre eux.

Votre per­son­nage dit : « J’au­rais pu être un bon ac­teur mais pas un grand ac­teur ». Quelle distinction faites-vous entre les deux ? Presque tous les ac­teurs ont ce don en com­mun et sont de bons ac­teurs. , % sont de bons ac­teurs. Et puis, il y a un pe­tit groupe dont Me­ryl Streep fait, bien sûr, par­tie avec De Ni­ro, Ro­bert Du­val, Ju­dith Dench, He­lene Mir­ren, An­tho­ny Hop­kins, Gé­rard De­par­dieu… Ce ne sont pas seule­ment des ac­teurs brillants, ce sont des ac­teurs qui ont une pré­sence à l’écran. On ne sait ja­mais ce qu’ils vont faire et c’est gé­nial. Comment s’est pas­sée votre ren­contre avec Me­ryl Streep ? Ren­con­trer Me­ryl Streep, ce n’est pas du tout comme ren­con­trer une autre ac­trice. Vous êtes de­vant un pro­fes­seur d’uni­ver­si­té tel­le­ment elle est éru­dite, in­tel­li­gente et en même temps tout à fait simple, nor­male. La pre­mière fois que j’ai pu jouer avec elle, c’était lors de la lec­ture gé­né­rale et j’étais tel­le­ment im­pres­sion­né que j’ai vidé cinq fla­cons de gouttes ho­méo­pa­thiques (rires). Jouer avec elle, c’est un peu comme faire une par­tie de ten­nis avec Djo­ko­vic. Mais tra­vailler avec quel­qu’un d’aus­si ta­len­tueux vous rend meilleur. J’ai quand même es­sayé de lui faire dire des trucs pas sym­pas sur les autres ac­teurs d’Hol­ly­wood, mais rien à faire : elle est beau­coup trop professionnelle (rires).

Votre scène de danse risque de de­ve­nir culte. Vous êtes bon dan­seur, en vrai ? J’aime dan­ser, mais je le fais es­sen­tiel­le­ment de­vant mes en­fants… qui eux n’aiment pas du tout me voir faire ça ! (rires). Quand je com­mence à dan­ser, en gé­né­ral, ils se dé­pêchent de sor­tir de la pièce. Pour en re­ve­nir à la scène du film, au dé­part, c’est un peu un cauchemar : ça a pris cinq se­condes au scé­na­riste pour l’écrire, mais pour vous c’est huit se­maines de tra­vail en stu­dio. Je dois pour­tant re­con­naître qu’à la fin, c’était as­sez plai­sant. On sous-es­time la joie et le plai­sir qu’il y a à dan­ser comme ça. Donc je vais conti­nuer. Tant pis pour mes en­fants !

(Photos Pro­duc­tion)

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