« Une bombe ? Non, un ca­mion »

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Attentat à Nice -

de­man­dant “ça tire de­hors, est-ce qu’on peut sor­tir ?” On leur a dit : “Ne bou­gez pas, res­tez confi­nés”, té­moigne un po­li­cier ni­çois. La ru­meur a fait un ef­fet boule de neige. Tout le monde a sup­po­sé qu’il y avait des ti­reurs… Alors que c’était les col­lègues qui ti­raient. Mais il a fal­lu at­tendre 3, 4 heures du ma­tin pour le­ver le doute ». Beau­coup des nôtres sont désem­pa­rés, en plein abat­te­ment». Était-ce seule­ment le deuxième ef­fet re­cher­ché par La­houaiej Bouh­lel ? Ce­lui que les pre­miers élé­ments de l’en­quête n’as­so­cient pas, pour l’heure et de fa­çon pré­cise, à l’oeuvre de ter­reur des groupes ar­més fon­da­men­ta­listes État Is­la­mique ou Al Qae­da. Mais ce­lui qui a confir­mé les pires craintes des en­quê­teurs. « Hon­nê­te­ment, on sa­vait que ça fi­ni­rait par ar­ri­ver. Ça fait un mo­ment qu’on se dit : “Ça va nous pé­ter à la gueule”, té­moigne notre po­li­cier. Parce qu’on sent une cer­taine haine, qu’on voit des op­por­tu­ni­tés. Op­por­tu­ni­tés qu’un dé­bile peut être ten­té de sai­sir.» Hier à l’aube, ce po­li­cier, comme beau­coup de ses col­lègues, a ap­pris la mort du com­mis­saire Em­ma­nuel Grout. L’an­cien di­rec­teur ad­joint des po­li­ciers ni­çois, de­ve­nue le n°2 de la po­lice aux fron­tières. Un po­li­cier ap­pré­cié, res­pec­té, pro­fes­sion­nel­le­ment comme hu­mai­ne­ment. Un homme fau­ché, comme tant d’autres ci­vils, par ce ca­mion fou qui a trans­for­mé la pro­me­nade des An­glais en bou­le­vard de la mort.

Comme tous les autres ser­vices de se­cours, la Sé­cu­ri­té ci­vile était mo­bi­li­sée pour por­ter as­sis­tance aux bles­sés.

Les mi­li­taires se sont dé­ployés sur la Pro­me­nade aux abords du Ne­gres­co.

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