Pour leur ville, ces agents ont af­fron­té l’hor­reur

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Attentat A Nice - AN­TOINE LOUCHEZ

Être en pre­mière ligne peut lais­ser de pro­fondes sé­quelles... Ch­ris­tian Es­tro­si et Phi­lippe Pra­dal ont donc sou­hai­té rendre hom­mage, hier, à l’en­semble des équipes mu­ni­ci­pales qui «ont vé­cu le drame », au plus près. Po­li­ciers mu­ni­ci­paux, équipes de net­toyage, mais aus­si des as­so­cia­tifs. Un dé­voue­ment dans «un grand pro­fes­sion­na­lisme», a sou­li­gné le pré­sident de la Mé­tro­pole, in­sis­tant sur leur «en­ga­ge­ment». « De toute fa­çon, nous nous se­rions por­tés vo­lon­taires, en tant que Ni­çois », as­sure Gilles Baf­fert, qui fai­sait par­tie des 6 agents de la Force Ra­pide d’Ac­tion Pro­pre­té (FRAP), par­mi les pre­miers à in­ter­ve­nir, cette nuit d’hor­reur. « On ne sa­vait pas à quoi s’at­tendre. Et sur place, on a vu des cer­veaux, des jouets de gosses, des membres qui dé­pas­saient des cou­ver­tures. Mais il fal­lait faire le bou­lot », se re­mé­more avec ef­froi, l’agent mu­ni­ci­pal. qu’on a dans la tête, ça va res­ter des an­nées ». Jean Mi­chel Tru­glio, le chef de la po­lice mu­ni­ci­pale, est fier de ses hommes. Mais il le sait, « ils sont éprou­vés ». Ceux dans l’ac­tion, ceux sur la Prom’, jeu­di soir, bien sûr, qui ont as­sis­té en di­rect à la course folle du ca­mion, puis tra­vaillé avec les po­li­ciers na­tio­naux et les ser­vices de se­cours. Et puis, il y a les agents qui étaient au CSU, le centre de su­per­vi­sion ur­bain. Ces agents qui, à tra­vers leur écran, ont as­sis­té au car­nage. « C’est ter­rible pour eux, car ils en­re­gis­traient les images, et ils se sont sen­tis tel­le­ment im­puis­sants ».

(Pho­to A.L.)

Ch­ris­tian Es­tro­si a sa­lué le per­son­nel de la Ville, et les po­li­ciers mu­ni­ci­paux.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.