Insatiable Ca­ven­dish

Maître des sprints de cette édi­tion 2016, « King Cav » a dé­cro­ché sa qua­trième étape, hier

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Sports -

Et le vain­queur est... Mark Ca­ven­dish. Vous connais­sez le re­frain! Hier, à Villars-les-Dombes, l’insatiable ogre de l’île de Man, dé­sor­mais sous les cou­leurs de l’équipe sud-afri­caine Di­men­sion Da­ta, a do­mi­né le sprint de la 14e étape re­liant la Drôme à l’Ain. Sur la ligne, pour épin­gler sa 30e vic­toire dans la Grande Boucle, la 4e en 2016, il a pré­cé­dé d’une pleine lon­gueur le Nor­vé­gien Alexan­der Kris­toff et le cham­pion du monde, le Slo­vaque Pe­ter Sa­gan. L’Al­le­mand John De­gen­kolb, re­nais­sant après son grave ac­ci­dent du dé­but d’an­née, a pris la qua­trième place de­vant l’Al­le­mand Mar­cel Kit­tel, le pre­mier à lan­cer le sprint mais dé­bor­dé en­suite par Ca­ven­dish. Kit­tel a le­vé le bras en signe de pro­tes­ta­tion avant la ligne. « J’étais à l’in­té­rieur et il s’est ra­bat­tu », a es­ti­mé l’Al­le­mand (un seul suc­cès dans le Tour 2016), bien qu’il ait été à ce mo­ment-là en dé­cé­lé­ra­tion par rap­port à « Cav ».

Le plai­sir de Roy

« Au­jourd’hui, il fal­lait at­tendre », a ré­pli­qué le vain­queur du jour en ex­pli­quant sa vic­toire par sa pa­tience. «Je voyais que Kit­tel vou­lait mettre son sprint en route très tôt. Quand j’ai vu qu’à deux ki­lo­mètres de l’ar­ri­vée, il était dé­jà en route avec seule­ment quatre équi­piers et face au vent, j’étais per­sua­dé que ça al­lait se re­tour­ner contre lui ». « Je ne sais pas ce que Mar­cel Kit­tel re­proche à Ca­ven­dish dans le sprint », a dé­cla­ré Sa­gan, dont le maillot vert du clas­se­ment par points n’est pas me­na­cé par les suc­cès à ré­pé­ti­tion du Bri­tan­nique (62 points de re­tard). Cette étape de tran­si­tion de 208,5 ki­lo­mètres, sans consé­quence pour le maillot jaune por­té par Ch­ris Froome, a don­né lieu à une longue échap­pée de quatre cou­reurs (Roy, El­mi­ger, Howes, Be­ne­det­ti) mal­gré le vent souf­flant le plus sou­vent en sens contraire dans le cou­loir rho­da­nien. Ses deux der­niers res­ca­pés, le Suisse Mar­tin El­mi­ger et le Fran­çais Jé­ré­my Roy, à l’ini­tia­tive de la fugue, ont été re­joints à seule­ment 3 500 mètres de la ligne. Au bout d’une aven­ture de quelque 180 ki­lo­mètres. « Qui ne tente rien n’a rien », a com­men­té El­mi­ger. «Je n’avais pas en­vie de pas­ser une jour­née trop longue dans le pe­lo­ton. J’ai pris beau­coup de plai­sir », a ren­ché­ri Roy, ren­du à sa li­ber­té dans l’équipe FDJ après l’aban­don ven­dre­di de Thi­baut Pi­not. En marge de la course, la for­ma­tion fran­çaise a an­non­cé que son chef de file souf­frait d’une « in­fec­tion vi­rale mar­quée », qui l’ame­nait à re­non­cer à sa double sé­lec­tion pour les JO de Rio (5-21 août), sous le maillot de l’équipe na­tio­nale.

Étape de tran­si­tion

Pour les cou­reurs concer­nés par le clas­se­ment gé­né­ral, la chaude jour­née re­pré­sen­tait une simple tran­si­tion après plu­sieurs étapes dif­fi­ciles, à cause du vent (Mont­pel­lier), du Ven­toux et du contre-la-montre. Tous ont cher­ché à ré­cu­pé­rer avant le par­cours dif­fi­cile qui les at­tend au­jourd’hui dans le dé­par­te­ment de l’Ain. Pas moins de 4000 mètres de dé­ni­ve­lé entre Bourg-en-Bresse et Cu­loz. Avec, pour fi­nir, la mon­tée com­plète du Grand Co­lom­bier, sui­vie d’une de­mi-as­cen­sion de ce som­met mé­con­nu (un seul pas­sage du Tour, en 2012) mais re­dou­table.

(Pho­to AFP)

Et de quatre pour Ca­ven­dish le « se­rial winner » !

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