Un couple fran­co-al­ba­nais in­ter­pel­lé rue Miol­lis

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Attentat à Nice - G. L.

Pour la deuxième fois en deux jours, les forces d’as­saut ont in­ves­ti le 7 de la rue Miol­lis, dans le sec­teur de la gare de Nice. Hier, un couple d’Al­ba­nais in­ter­pel­lé dans l’im­meuble a été pla­cé en garde à vue. Il est soup­çon­né d’avoir ap­por­té une aide lo­gis­tique au ter­ro­riste. Après cette deuxième des­cente au pe­tit ma­tin, les ha­bi­tants de l’im­meuble étaient aba­sour­dis. « Hier ma­tin, on a en­ten­du un bruit énorme chez les voi­sins, ra­conte une jeune femme de 20 ans, sous le choc. Juste après, ils sont ren­trés chez nous en dé­fon­çant la porte. Ma tante était dans la salle de bain et moi dans la chambre. Je me suis ca­chée car je n’ai pas com­pris que c’étaient des po­li­ciers. Ils avaient des la­sers aveu­glants, des armes lourdes. Ils ont tout fouillé et sont par­tis sans rien dire. On n’a rien à voir avec cette his­toire. De­puis hier, j’ai mal à la tête et ça ne part pas. Ce ma­tin, on a en­core en­ten­du du bruit, mais on n’a pas bou­gé. » La voi­sine d’en face et sa toute pe­tite fille ont éga­le­ment eu la même vi­site avant-hier, avec porte en­fon­cée et fouille. « Ce ma­tin, quand je les ai en­ten­dus, j’ai ou­vert ma porte pour leur évi­ter d’avoir à la cas­ser », ex­plique la ma­man d’un air las. L’avo­cat de la fran­co-al­ba­naise in­ter­pel­lée avec son com­pa­gnon dans l’im­meuble, Me Ro­main Toes­ca, af­firme que sa cliente «ne­sait pas pour­quoi elle est en garde à vue. Elle ne connaît même pas l’au­teur de l’at­ten­tat, elle ne l’a ja­mais vu ».

(Pho­to J.-S. G.-A.)

« Ils sont ren­trés chez nous en dé­fon­çant la porte. (...) Ils ont tout fouillé et sont par­tis sans rien dire », ra­conte cette jeune femme de  ans.

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