« Les moyens de l’opé­ra­tion Sen­ti­nelle très si­gni­fi­ca­ti­ve­ment ren­for­cés »

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Attentat à Nice - PRO­POS RE­CUEILLIS PAR GRÉ­GO­RY LE­CLERC gle­clerc@ni­ce­ma­tin.fr

Les ef­fec­tifs al­loués à l’opé­ra­tion Sen­ti­nelle vont-ils aug­men­ter? Ef­fec­ti­ve­ment, les moyens de l’opé­ra­tion Sen­ti­nelle sont très si­gni­fi­ca­ti­ve­ment ren­for­cés, no­tam­ment dans les Al­pesMa­ri­times.

Dans quelle pro­por­tion? De­puis l’Eu­ro, nous étions en dé­crois­sance. Nous étions pas­sés de  à  sur l’en­semble du ter­ri­toire na­tio­nal.  mi­li­taires sup­plé­men­taires sont de nou­veau mo­bi­li­sés, une par­tie est re­ver­sée sur la pro­vince, dont les Al­pesMa­ri­times. Com­bien de mi­li­taires dans le dé­par­te­ment? Il y en a plu­sieurs cen­taines, je ne peux com­mu­ni­quer le chiffre exact.

Quand ces ren­forts ar­rivent-ils ? Ils sont dé­jà là pour la plu­part, le reste dans deux jours.

Quelle vont être leurs mis­sions? Tou­jours de la sur­veillance et de la pro­tec­tion. J’en­tends fleu­rir ici ou là des cri­tiques sur leur uti­li­sa­tion, qu’ils ne se­raient pas utiles en po­si­tion sta­tique. Sa­chez que, dans les Alpes-Maritimes, ils sont uti­li­sés dans des modes dy­na­miques et aléa­toires.

Ces ren­forts se­ront vi­sibles? La po­pu­la­tion nous ver­ra par­tout, no­tam­ment sur tous les lieux fré­quen­tés et tou­ris­tiques, et à des en­droits si­mul­ta­nés.

Où étaient vos hommes le soir du -Juillet? Ils étaient af­fec­tés à une en­trée de la Pro­me­nade. Mais pas du cô­té où le ca­mion est ar­ri­vé. C’est la po­lice qui te­nait le poste concer­né.

Quelle a été leur ac­tion? Les forces de po­lice nous ont en­voyés lo­gi­que­ment sur les en­droits où on an­non­çait des prises d’otage, des coups de feu. Ce qui s’est avé­ré n’être que des ru­meurs. Nous nous sommes très ra­pi­de­ment dé­ployés là où les forces de po­lice pré­su­maient que c’était le plus dan­ge­reux. Vous étiez vous-même sur place ? Tout à fait, j’étais à la vil­la Mas­se­na au mo­ment des faits, j’ai im­mé­dia­te­ment co­or­don­né nos sol­dats sur les dif­fé­rents points d’in­ter­ven­tion. Nous avons très ra­pi­de­ment sé­cu­ri­sé les lieux prin­ci­paux.

On parle de­puis un mo­ment de la fa­tigue des hommes de la mis­sion Sen­ti­nelle… Ces hommes au­raient dû être en ré­cu­pé­ra­tion. Elles ont dû être an­nu­lées et re­dé­ployées. Il y a évi­dem­ment une fa­tigue psy­cho­lo­gique à être aus­si loin de leurs fa­milles sur des pé­riodes aus­si longues.

Quel est au­jourd’hui l’ac­cueil de la po­pu­la­tion ré­ser­vé à vos hommes ? Nous sen­tons les gens, plus an­xieux, les re­la­tions ne sont pas les mêmes après un événement aus­si tra­gique. Un tel drame est tou­jours très dif­fi­cile à com­prendre.

Il y a aus­si beau­coup d’émo­tion chez les mi­li­taires... Les forces ar­mées pré­sentent leurs condo­léances aux nom­breuses vic­times de la Pro­me­nade ce soir-là. Nos sol­dats, qui sont in­ter­ve­nus à même la Pro­me­nade, ont été très tou­chés par la dou­leur des fa­milles pré­sentes sur place.

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