Plan de conti­nui­té Bri­sach : réunion re­por­tée

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Front Page - CH­RIS­TIANE GEORGES cgeorges@ni­ce­ma­tin.fr

Nous an­non­cions hier dans nos co­lonnes que la so­cié­té Bri­sach était en butte à de grandes dif­fi­cul­tés et en passe de li­cen­cier peu­têtre les deux-tiers de son per­son­nel. Une réunion de pré­sen­ta­tion du plan de conti­nui­té de­vait se te­nir hier entre la di­rec­tion, le co­mi­té d’en­tre­prise et l’ad­mi­nis­tra­teur ju­di­ciaire, pour faire part des nou­velles orien­ta­tions du groupe. Cette réunion n’a fi­na­le­ment pas eu lieu. « On nous l’a dit à la der­nière mi­nute et sans com­men­taire. Nous n’avons au­cune ex­pli­ca­tion sur cette dé­ci­sion », re­gret­taient des sa­la­riés hier. La date re­te­nue pour la pro­chaine réunion est le 28 juillet : « Le choix de cette date nous est très pré­ju­di­ciable » com­mentent plu­sieurs em­ployés, sous cou­vert d’ano­ny­mat. « En ef­fet, la ma­jo­ri­té d’entre nous se­ra en congé à par­tir du 29 juillet. Si la réunion se tient le 28 dans l’après­mi­di, nous se­rons dé­jà tous par­tis. Il ne nous res­te­ra plus qu’à vivre nos va­cances dans l’an­goisse en at­ten­dant la ren­trée pour sa­voir à quelle sauce nous se­rons man­gés!» Nous avons ré­vé­lé hier que l’en­tre­prise, im­plan­tée de­puis cin­quante ans à Sainte-Maxime et qui fut long­temps l’un des fleu­rons de la com­mune et son plus gros em­ployeur, avait été mise en re­dres­se­ment ju­di­ciaire en mai der­nier.

 em­plois me­na­cés sur un to­tal de 

Par la même oc­ca­sion, un peu plus de la moi­tié des ef­fec­tifs ont été mis au chô­mage par­tiel. De­puis, des in­for­ma­tions de plus en plus in­quié­tantes ont fil­tré, fai­sant état de la pos­si­bi­li­té de fer­me­ture pure et simple du sec­teur pro­duc­tion : « Le site est sur­tout dé­dié au condi­tion­ne­ment de la pierre qui est en perte de vi­tesse au pro­fit du mé­tal et des poêles » pour­suit un sa­la­rié. « Cette thèse nous a été an­non­cée chiffres à l’ap­pui, di­sant que la pro­duc­tion re­pré­sen­tait 85 % des dé­penses contre seule­ment 15 % du chiffre d’af­faires ». Une af­fir­ma­tion que les em­ployés ne contestent pas, mais se­lon eux des so­lu­tions existent : « Il y au­rait moyen d’uti­li­ser nos ma­chines et notre sa­voir-faire pour se di­ver­si­fier et fa­bri­quer d’autres pro­duits en pierre ». Les sa­la­riés pré­co­nisent aus­si de mettre à la lo­ca­tion une par­tie du bâ­ti­ment. Mais la di­rec­tion au­rait pris d’autres op­tions, comme celle de la vente du ter­rain de 5 hec­tares sur le­quel est éri­gée l’usine et du dé­mé­na­ge­ment des ma­ga­sins et des bu­reaux non loin du site ac­tuel. En at­ten­dant des ré­ponses, la plus grande in­cer­ti­tude per­siste sur la pé­ren­ni­té des em­plois. Se­lon nos in­for­ma­tions, 60 em­plois sur 89 se­raient me­na­cés.

(Pho­to P.O.)

Le ter­rain sur le­quel est éri­gée l’usine pour­rait être ven­du.

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