Il re­ven­dait sur In­ter­net des ob­jets des vic­times

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Attentat a Nice - CH. P.

De­puis la tra­gé­die, cer­tains dé­lin­quants se sont dis­tin­gués: l’un en pro­po­sant des ob­jets ra­mas­sés sur la Prom’, un autre en pro­fé­rant des me­naces, d’autres en­core en fai­sant l’apo­lo­gie du ter­ro­risme Ce Ni­çois de 39 ans est-il un tor­du, re­le­vant de la psy­chia­trie, ou un ab­ject op­por­tu­niste ? Re­pé­ré par les po­li­ciers de la Cy­ber­cri­mi­na­li­té de la po­lice ju­di­ciaire, l’in­di­vi­du re­ven­dait sur le site Le Bon Coin, « des ob­jets ré­cu­pé­rés sur la Prom’ », dixit le li­bel­lé de son an­nonce. La po­lice l’a aus­si­tôt in­ter­pel­lé lun­di soir et pla­cé en garde à vue. Garde à vue pro­lon­gée hier soir à la ca­serne Au­vare alors que la bri­gade cri­mi­nelle de la Sû­re­té dé­par­te­men­tale est char­gée d’en­quê­ter sur ce sin­gu­lier per­son­nage. Lors de la per­qui­si­tion à son do­mi­cile, les en­quê­teurs ont dé­cou­vert tout un tas d’ob­jets à l’ori­gine dou­teuse: bra­ce­let, bague, lu­nettes, dra­peaux... « Des ob­jets de ré­cu­pé­ra­tion », af­firme le sus­pect, qui se dé­fend d’avoir pro­fi­té du chaos apo­ca­lyp­tique de jeu­di soir pour se li­vrer à ce qui s’ap­pa­rente à du pillage, voire à de la vio­la­tion de sé­pul­ture.

Me­naces par té­lé­phone

L’in­di­vi­du se­ra fixé sur son sort au­jourd’hui. Il se­ra vrai­sem­bla­ble­ment pré­sen­té au par­quet de Nice comme l’a été hier après-mi­di un autre Ni­çois à l’in­quié­tant com­por­te­ment. Sur le ser­vice té­lé­pho­nique de la mai­rie de Nice « Al­lô mai­rie », il a pro­fé­ré des me­naces de mort, no­tam­ment à l’égard de Ch­ris­tian Es­tro­si, en pré­ve­nant qu’il avait dis­sé­mi­né des co­lis pié­gés pour pro­vo­quer une nou­velle tra­gé­die et ven­ger les vic­times du 14-Juillet. Là en­core, la ré­ponse po­li­cière n’a pas tar­dé. L’in­di­vi­du a été im­mé­dia­te­ment in­ter­pel­lé et pla­cé en garde à vue. Il de­vait être pré­sen­té au pro­cu­reur de la Ré­pu­blique hier soir. Un ju­ge­ment en com­pa­ru­tion im­mé­diate dès cet après-mi­di n’est pas à ex­clure. Autres alertes qui de­viennent mal­heu­reu­se­ment ha­bi­tuelles les len­de­mains d’at­ten­tats: la po­lice est sai­sie d’une sé­rie d’af­faires d’apo­lo­gie du ter­ro­risme. On se sou­vient qu’après les drames de Char­lie Heb­do et du Ba­ta­clan, des di­zaines d’in­di­vi­dus avaient été ju­gés et condam­nés en cor­rec­tion­nelle à Grasse et à Nice pour ce type de dé­lit. Une en­quête a éga­le­ment été di­li­gen­tée après la dé­cou­verte d’une pho­to pos­tée d’un in­di­vi­du de la ré­gion ar­mé d’une ka­lach­ni­kov. Der­nière af­faire, plus lé­gère cette fois : Des voi­sins, rue de Ri­vo­li, à Nice, se sont émus d’aper­ce­voir sur un bal­con, au der­nier étage d’un im­meuble, un dra­peau noir et blanc qui sem­blait être l’éten­dard de Daesh. La pho­to qu’ils en ont faite est ef­fec­ti­ve­ment trou­blante. Vé­ri­fi­ca­tion faite, il s’agis­sait d’une ser­viette de plage aux cou­leurs de la... Ven­dée.

(DR)

Fausse alerte rue de Ri­vo­li à Nice: ce n’est pas un dra­peau de Daesh mais une ser­viette aux cou­leurs de la Ven­dée. En re­vanche, d’autres af­faires bien plus graves ont écla­té de­puis la tra­gé­die de jeu­di.

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