Ac­ci­dent à An­tibes Land : une fa­mille sous le choc

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Grand Sud | Carnet - MAR­GOT DASQUE mdasque@ni­ce­ma­tin.fr

Une douce soi­rée d’été, ré­so­lu­ment par­faite pour pas­ser un jo­li mo­ment dans les odeurs de barbe à pa­pa et les éclats de rire. C’était le 11 juillet. En vi­si­teurs fi­dèles, la fa­mille Ben­mous­si dé­cide de quit­ter son do­mi­cile de Ville­neu­veLou­bet pour par­ta­ger des ins­tants de plai­sir à An­tibes Land. Et ce, pour le plus grand plai­sir du pe­tit Na­hil, 4 ans. Un bon­heur de môme qui s’émer­veille de­vant les at­trac­tions scin­tillantes et lu­mi­neuses. «Tout se pas­sait très bien. Il avait fait le ma­nège de la che­nille avec son pa­pa», ra­conte Na­wel, sa ma­man, avant de fron­cer les sour­cils: «Vers 23 heures, on s’est di­ri­gés vers le Pousse-pousse : les chaises vo­lantes. Il ne l’avait ja­mais fait au­pa­ra­vant. » Et ce qui de­vait être un doux sou­ve­nir d’en­fance s’est trans­for­mé en ef­frayant cau­che­mar… En quelques se­condes, la jeune femme se re­trouve as­som­mée par un des sièges. Pro­je­tée contre terre, elle ne ré­pond plus de rien et ne pense qu’à une seule chose: la chair de sa chair. Pen­dant ce temps, Na­hil vi­re­volte dans les airs. Et son père se re­trouve im­puis­sant: «J’étais en­core de­bout entre les ba­lan­çoires, je les évi­tais une à une pour gar­der le con­tact vi­suel avec mon fils. Je lui criai de s’ac­cro­cher de toutes ses forces aux sus­pen­sions de chaque cô­té. Il pleu­rait et hur­lait de peur.»

Une image dont les pa­rents fris­sonnent en­core. Et que la grand-mère ne peut ou­blier, elle, seule face à cette scène où ses trois êtres chers sont «en danger »:« Ily avait du monde au­tour, ils de­man­daient que l’at­trac­tion soit stop­pée.» Fré­mis­se­ment dans les al­lées. Le bou­ton d’ar­rêt est en­clen­ché. « Aus­si­tôt les gens au­tour sont ve­nus me por­ter se­cours, les pom­piers sont ar­ri­vés ra­pi­de­ment », sou­ligne, mi­nerve au­tour du cou et points de su­tures sur le crâne, la mère de fa­mille. Sou­la­gée de voir ses deux hommes sains et saufs: «Na­hil a te­nu de toutes ses forces. Je ne pré­fère pas pen­ser à ce qui au­rait pu ar­ri­ver… » Un scé­na­rio ca­tas­trophe qui glace le sang du couple. « Pour­quoi le ma­nège a dé­mar­ré avant que notre fils soit at­ta­ché? Pour­quoi il n’a pas été stop­pé tout de suite ? Pour­quoi la dame de la caisse n’a pas pris de nos nou­velles?» Au­tant de ques­tions sans ré­ponse. Et ce, mal­gré les «échanges hu­mains qui ont eu lieu avec le ser­vice des li­tiges le soir-même et les jours d’après pour s’en­qué­rir de notre san­té ». Et si la fa­mille Ben­mous­si ac­cepte de té­moi­gner dans nos co­lonnes, c’est pour une simple et bonne rai­son : « Il ne faut pas que ce­la se re­pro­duise. » En ap­pe­lant à la « vi­gi­lance en­core plus grande» de tous et sur­tout des pa­rents, ils ne gardent au­cune ran­cune de cet ac­ci­dent: «On dit bien que l’er­reur est hu­maine. » Quant à une pro­chaine sor­tie au parc d’at­trac­tions, ce­la se fe­ra avec le temps : « Pour l’ins­tant il reste trau­ma­ti­sé. Mais si à l’ave­nir il nous le de­mande, on ne va pas l’en pri­ver. On vé­ri­fie­ra des di­zaines de fois sa sé­cu­ri­té et sur­tout, il pour­ra faire ce qu’il sou­haite sauf le Pous­se­pousse. Ça, c’est fi­ni.»

(Pho­tos Laurent Tha­reau et DR/An­tibes Land)

Na­hil,  ans, et ses pa­rents ont vé­cu une soi­rée d’ef­froi au parc d’at­trac­tion lun­di  juillet.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.